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REM : expropriations? Relocalisations? La réponse d'ici décembre

Plus d'une cinquantaine de propriétaires pourraient voir leur terrain réquisitionné en raison de la construction du Réseau électrique métropolitain, ce train électrique mis de l'avant par une filiale de la Caisse de dépôt et placement du Québec. CDPQ-Infra assure toutefois que les propriétaires concernés sauront d'ici la fin de l'année ce qu'il adviendra de leur terrain.

Un texte de François Cormier

CDPQ-Infra n'aura pas nécessairement besoin de tous les terrains qu'elle a identifiés dans une première vague de réserves foncières en mai dernier. Au cours des dernières semaines, certains propriétaires ont appris que leurs terrains n'étaient plus nécessaires pour la construction du REM. CDPQ-Infra s'engage maintenant à ce que tous les autres propriétaires soient fixés d'ici la fin de l'année, idéalement en septembre et en octobre.

« Des arpenteurs font le tour pour cibler les besoins précis, indique Jean-Vincent Lacroix, directeur des relations médias chez CDPQ-Infra. Nous allons tenter de relocaliser les propriétaires dont nous aurons besoin des terrains. »

Les propriétaires récalcitrants pourraient donc être obligés de quitter leurs propriétés pour permettre la mise en œuvre de ce train électrique.

CPDQ-Infra précise que trois scénarios peuvent toucher les propriétaires visés :

  • Besoin du terrain complet;
  • Besoin d'une partie du terrain seulement;
  • Besoin d'une partie du terrain de façon temporaire (le temps des travaux).

Une mise en service qui s'étendra de 2020 à 2021... peut-être 2022

La mise en service du Réseau électrique métropolitain commencera dès la fin de 2020. Cependant, CDPQ-Infra n'est pas en mesure de dire quelles stations seront mises en service en premier.

« Il va y avoir des milliers de contraintes, notamment des contraintes environnementales ou des échéanciers importants à respecter. C'est l'entrepreneur qui nous proposera un échéancier à la lumière des contraintes qu'il aura à respecter » indique Jean-Vincent Lacroix.

La mise en service complète pourrait donc prendre quelques mois. Assurément jusqu'en 2021. Peut-être jusqu'en 2022.

Combien coûteront les trois stations supplémentaires?

À l'heure actuelle, il est impossible de savoir combien coûteront les trois stations supplémentaires qui ne sont pas dans le plan initial du Réseau électrique métropolitain.

Édouard-Montpetit, McGill et Bridge-Wellington font toujours l'objet d'analyses. Il est toutefois évident que la construction de ces trois stations fera grimper la facture initialement prévue à 5,5 milliards de dollars.

« Nous allons demander aux consortiums de nous présenter un prix fermé [pour le projet initial] et de nous présenter des solutions techniques pour ces trois stations optionnelles », ajoute Jean-Vincent Lacroix.

Techniquement, les stations Édouard-Montpetit et McGill ainsi que leur raccordement au métro de Montréal sont très complexes puisqu'elles se trouvent sous le Mont-Royal.

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