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Remèdes du terroir quitte Matane pour le Nouveau-Brunswick

Dominic Béland, propriétaire des Remèdes du Terroir déménagera son entreprise de Matane au Nouveau-Brunswick.

D’ici un mois, l’entreprise s’installera dans une nouvelle ferme qu’elle vient d’acquérir dans la province voisine. Implanté sur la ferme Mycobio, à Saint-Luc, dans l’arrière-pays de Matane, Dominic Béland entend laisser ses ruches en place. C’est son expansion qu’il installera au Nouveau-Brunswick.

Ce sont principalement des raisons d’affaires qui motivent ce déménagement. Monsieur Béland estime que le prix des fermes au Nouveau-Brunswick est nettement moins cher qu’au Québec.

Par ailleurs, l’homme d’affaires souligne qu’une nouvelle route panoramique sera construite d’ici 2018 dans le secteur de la baie de Fundy, ce qui attirera les touristes.

L’entreprise est à une croisée des chemins et Dominic Béland doit prendre certaines décisions pour en assurer la croissance.

D’une trentaine de ruches actuellement en exploitation, M. Béland vise à en installer 300 au Nouveau-Brunswick, notamment pour produire son miel d’hiver, le succès des Remèdes du Terroir, soit un miel mélangé avec des huiles essentielles de citron et de menthol.

Il y a quatre ans, lorsqu’il s’est installé à Matane, Remèdes du Terroir a produit 500 pots afin de tester son fameux miel d’hiver. « Ça s’est écoulé à une vitesse folle », relate M. Béland.

L’année d’ensuite, les 5000 pots produits n’ont pas suffi à répondre aux commandes. Cette année, l’entrepreneur entend en écouler 50 000.

Milieu d'affaires difficile

Bien que Domic Béland ait beaucoup apprécié l’accueil des Matanais, il a trouvé le milieu entrepreneurial régional difficile. Copinage, structures désuètes, énumère l'entrepreneur qui estime l’environnement d’affaires matanais peu propice à l’innovation.

Le maire de Matane, Jérôme Landry, est déçu : « C’est ce genre d’entreprise qu’on veut attirer sur notre territoire. On trouve regrettable qu’il ait fait ce choix. »

M. Landry se dit par ailleurs étonné des commentaires de l’entrepreneur sur le manque de soutien du milieu matanais. « Je vais sûrement le rencontrer pour voir ce qu’il a eu comme obstacle pour prendre la décision de se lancer au Nouveau-Brunswick. »

Le maire ne croit pas qu’il soit plus difficile qu’ailleurs d’implanter une entreprise. « Il n’y a aucune discrimination envers les gens de l’extérieur », assure le maire.

Pour Jérôme Landry, il y a au contraire encore beaucoup de place pour le développement agroalimentaire dans le secteur de Matane.

D'après les informations de Léa Beauchesne

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