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Repsol annule ses plans de convertir le port méthanier Canaport LNG en terminal d'exportation

L'important projet de conversion du port méthanier Canaport LNG en terminal d'exportation est mis sur la glace à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Ce projet de plusieurs milliards de dollars qu'ont encensé plusieurs politiciens dans les dernières années ne verra pas le jour à court ni à moyen terme.

Le porte-parole de Repsol Canada, Brent Anderson, a déclaré qu'après une longue étude comprenant des applications préliminaires à l'Office national de l'énergie, la société a été incapable de trouver des investisseurs extérieurs et a conclu que la conversion n'était pas rentable.

« Nous avons mis ça sur la glace. Les conditions du marché et les défis du projet rendent ça peu attirant pour les parties tiers et les [clients] à se joindre au projet », a déclaré M. Anderson.

Il en coûterait entre 2 et 4 milliards de dollars pour inverser le terminal d'importation en installation pour exporter du gaz naturel liquéfié (GNL). Le projet avait un large soutien politique au Nouveau-Brunswick où l'économie est en repli.

Selon Statistique Canada, le Nouveau-Brunswick a perdu 9900 emplois depuis octobre et un investissement majeur dans ce projet de Canaport LNG était vu comme un moyen de renverser la vapeur.

Le prix du gaz en cause

Présentement, le prix du gaz naturel est très bas, si bien que plusieurs compagnies ont procédé à d'importantes mises à pied.

Le porte-parole de Repsol affirme que les conditions du marché ne permettent pas à l'entreprise de mener le projet de conversion à terme. On évoque notamment la difficulté de sécuriser des contrats avec des acheteurs pour le gaz exporté.

Toutefois, la compagnie affirme qu'il n'y a pas de décision finale de prise dans cette affaire. En janvier, lors du forum économique mondial à Davos, le premier ministre du Nouveau-Brunswick, Brian Gallant, a rencontré les dirigeants de Repsol qui lui auraient dit que le projet est sur la glace, mais qu'il est toujours considéré.

Par ailleurs, nous avons appris que deux des trois autres projets approuvés par l'Office national de l'énergie en Atlantique l'année dernière sont au ralenti.

Outre le projet Canaport au Nouveau-Brunswick, celui de la compagnie australienne Bear Head LNG Corporation au Cap Breton est également en danger. Le troisième projet est celui de Pieridae Energy à Goldboro.

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