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Ruée vers les licences de magasins de cannabis en Alberta

Près de 500 demandes de licence ont déjà été déjà déposées auprès de la Commission pour les jeux et l'alcool de l'Alberta (AGLC) en vue d'ouvrir des magasins de cannabis.

Mais pour ouvrir ses portes, un magasin de cannabis aura également besoin d’une licence municipale. Calgary a commencé à recevoir des candidatures alors qu'à Edmonton, le processus n'est pas encore lancé.

La Ville de Calgary a reçu plus de 250 candidatures depuis l’ouverture du processus mardi dernier.

Beaucoup de ses demandes se concentrent dans les quartiers populaires de Kensington et la 17e avenue. Ce qui va à l’encontre des recommandations émises par Services de santé Alberta, pour qui le regroupement de magasins constitue un risque.

La réglementation votée par le conseil municipal impose une distance minimale de 300 mètres entre chaque magasin.

Mais cette règle est flexible, dit Matt Zabloski, chef du projet « légalisation du cannabis » à la Ville de Calgary. « Cette règle peut en théorie être annulée, donc deux magasins pourraient être ouverts l’un à côté de l’autre. En pratique, cela sera décidé au cas par cas. »

Disparité entre Edmonton et Calgary

À Edmonton, la distance proposée est de 200 mètres. Le règlement sera discuté devant le conseil municipal le 7 mai. Le processus d’attribution des licences municipales est également en cours de finalisation.

Si ces deux règlements sont approuvés comme prévu, les premières candidatures pourront être reçues à la mi-mai.

Mais le processus sera différent de celui de Calgary, où le premier arrivé est le premier servi, et où le permis est délivré à condition qu’une licence soit aussi obtenue auprès de AGLC.

À Edmonton, les demandeurs de permis devront se soumettre à un système de loterie. Les tirés au sort auront ensuite la possibilité de venir présenter leur candidature.

Ce système aléatoire a été choisi par la Ville d’Edmonton pour « donner des chances égales à tous les candidats », a expliqué Sarah Jackson, conseillère principale en communications, dans un courriel.

Selon Nathan Mison, vice-président de Fire and Flower, un demandeur de permis, c’est un système qui présente beaucoup de risques pour les entrepreneurs.

« Cela donne la possibilité à quelqu’un de demander une licence municipale de l’autre côté de la rue, et nous bloquer, sans avoir demandé de licence auprès de AGLC ».

Le processus de demande auprès de AGLC est très lourd, dit-il, et l’entreprise court le risque de perdre cet investissement à cause de la loterie.

Fire and Flower a déposé 16 demandes de permis à Edmonton, et 9 à Calgary. « Nous sommes plus confiants à Calgary », dit M. Mison.

Il souhaiterait qu’Edmonton adapte son processus, pour donner accès à la loterie aux seuls demandeurs qui ont d’abord été approuvés par AGLC.

La Ville d’Edmonton n’a pas souhaité donner d’entrevue.

Le public a la possibilité de contester toutes les demandes déposées auprès de AGLC, dans un délai de 21 jours, sur leur site internet.

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