La Ville de Saguenay envisage la construction d'une nouvelle voie ferrée pour contourner le réseau du Roberval-Saguenay qui appartient à Rio Tinto.

Un texte de Gilles Munger

La mairesse Josée Néron confirme que le comité exécutif va bientôt commander une étude. La Ville veut analyser comment les trains qui arrivent du nord pourraient se rendre directement au port de Grande-Anse par le réseau du CN, sans avoir à utiliser les locomotives du Roberval-Saguenay.

Métaux BlackRock disait cette semaine devant le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement que le transfert des voies du CN à celles du Roberval-Saguenay était trop coûteux et peu efficace pour son projet de fonderie à La Baie.

Josée Néron explique que deux scénarios seront à l'étude. Le premier vise à voir s'il faut construire une voie neuve qui contournerait entièrement le réseau de Rio Tinto. Le second consisterait à aménager des voies d'évitement pour permettre à des trains de se croiser.

Elle indique qu'il est encore trop tôt pour évaluer les coûts du projet, son tracé éventuel et pour déterminer qui paierait la facture.

Rio Tinto veut desservir BlackRock

Pour sa part, Rio Tinto estime qu'il est inutile à court terme de construire un nouveau rail pour contourner ses installations.

La porte-parole Claudine Gagnon précise que le chemin de fer du Roberval-Saguenay peut accueillir cinq fois plus de wagons que ce que demande actuellement BlackRock.

L'entreprise n'est toutefois pas en mesure de dire quelles seraient les conséquences sur BlackRock si jamais elle agrandissait ses alumineries et qu'elle avait besoin d'utiliser davantage son chemin de fer privé.

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