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Salaire minimum à 15 $ : pas d’inquiétude chez les travailleurs saisonniers

Les effets de la hausse prochaine du salaire minimum en Ontario ne sont pas une source de préoccupation pour les travailleurs saisonniers, selon le consul du Mexique à Leamington.

« C’est prématuré de prévoir ce qu’il va se passer », affirme Alberto Bernal, dans le sud-ouest de l’Ontario, où sont employés 3200 travailleurs saisonniers mexicains.

Selon lui, la nouvelle est même plutôt bonne pour ces employés qui gagneront mieux leur vie. S'il est conscient que des postes pourraient être supprimés, il indique que pour l’instant c’est une donnée qui est loin des préoccupations de ces personnes qui sont actuellement en plein milieu de leur saison.

« Il n’y a pas de plan pour l’an prochain. On saura mieux en octobre ou novembre quand l’horaire pour les nouveaux travailleurs sera établi. À ce moment-là, cette question sera peut-être soulevée », précise-t-il.

M. Bernal est optimiste à ce sujet puisque les exploitations sont en expansion à Leamington. « La mesure va certainement changer la marge de manoeuvre des producteurs pour les embauches », note-t-il toutefois.

Les réactions sont vives dans les différents secteurs d’activité en Ontario depuis l’annonce du gouvernement d’augmenter progressivement le salaire minimum jusqu’à 15 $ en 2019.

Plusieurs chefs d’entreprise sont inquiets et ont indiqué que cette mesure conduirait sans doute à la suppression de milliers d’emplois, notamment dans le secteur agricole.

Le consul du Mexique s'attend par contre à ce que l'enjeu fasse partie des discussions de la prochaine réunion annuelle entre les autorités canadiennes et mexicaines et les personnes qui s’occupent des programmes de travailleurs saisonniers, une rencontre qui aura lieu en fin d'année.

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