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Salaire minimum : des mesures pour dénoncer les mauvais commerçants

Le Conseil du travail d'Ottawa (ODLC) demande l'aide du public pour dénoncer les commerces prenant des mesures contre la hausse du salaire minimum en Ontario.

Plus tôt cette semaine, les propriétaires d'un Tim Hortons près de Toronto ont soulevé un tollé après avoir indiqué à leurs employés qu'ils perdraient leurs pauses payées et leurs avantages sociaux en raison de la hausse du salaire minimum dans la province.

Cette controverse a provoqué des remous jusque dans la région de la capitale nationale.

Vendredi, le Conseil du travail d'Ottawa a annoncé qu'il mettait sur place un numéro d'assistance téléphonique ainsi qu'une adresse courriel afin de permettre au public de signaler des cas semblables de façon anonyme.

« De punir les travailleurs en leur enlevant leurs pauses et en réduisant leurs avantages sociaux au nom de la hausse du salaire minimum n'est pas correct », a affirmé le président de l'organisme, Sean McKenny dans un communiqué.

« Ce qui est triste, c'est qu'on coupe vers le bas, à des gens déjà vulnérables, à temps partiel, quand il y a d'autres approches qu'on aurait pu prendre », a commenté le professeur de droit et de gestion à l'Université d'Ottawa, Gilles LeVasseur, en entrevue à l'émission Sur le vif.

« Le danger, c'est que ça crée un momentum. Si les grandes chaînes commencent à faire ça, les autres vont le faire aussi », s'est-il inquiété.

L'ODLC entend rendre publics les signalements d'employeurs, en s'assurant d'abord que les plaintes sont fondées. L'organisme représente 90 syndicats regroupant 50 000 travailleurs.

Le 1er janvier, le salaire minimum en Ontario est passé de 12,40 $ à 14 $. Il sera majoré à 15 $ en 2019.