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Salon de l'auto de Détroit : des constructeurs américains sur le qui-vive

Au Salon de l'auto de Détroit, des centaines de journalistes du monde entier étaient assemblés pour découvrir les modèles dévoilés, mais au coeur de toutes les questions, c'était l'avenir de la production automobile aux États-Unis dont il était question.

Depuis les tweets incisifs de Donald Trump qui menacent d'imposer une lourde taxe à l'importation de véhicules américains construits au Mexique, des constructeurs américains se sont bousculés pour annoncer de nouveaux investissements dans leurs usines aux États-Unis.

Fiat Chrysler a annoncé le rapatriement de la production de la camionnette Ram et un investissement d'un milliard de dollars dans deux usines au Michigan et en Ohio.

Ford, pour sa part, a renoncé la semaine dernière à un projet de plus d'un milliard et demi de dollars au Mexique, pour consacrer une partie de cet argent à ses installations du Michigan.

Si les deux constructeurs se sont défendus d’avoir pris de telle décision récemment, ces annonces arrivent à point nommé à moins de deux semaines de l’investiture de Donald Trump.

En conférence de presse au Salon de l'auto, le PDG de Ford a toutefois tenu à préciser que la compagnie continuerait d'investir partout dans le monde, tout en s'assurant d'avoir une présence forte aux États-Unis.

Mark Field espère par ailleurs que l'arrivée de Donald Trump au pouvoir se traduira par un climat d'affaires plus favorable aux États-Unis.

De son côté, Sergio Marchionne, pdg de Fiat Chrysler, a reconnu que les constructeurs devraient s’adapter aux politiques du nouveau président.

L'avenir des usines canadiennes

Donald Trump n'a jusqu'à présent mentionné que le Mexique dans sa dénonciation de l'assemblage de voitures américaines à l'étranger, mais l'avenir des usines canadiennes est aussi incertain, selon Yan Cimon, professeur de gestion à l'Université Laval.

Il précise toutefois qu'en raison de la grande intégration de l'industrie de deux côtés de la frontière, une hausse des tarifs douaniers serait tout aussi dommageable pour les États-Unis.

On ne s'envoie pas des produits finis d'un côté et de l'autre de la frontière, on les construit ensemble et donc s'il y avait des tarifs importants à la frontière ça ferait aussi mal à l'industrie automobile américaine.

Yan Cimon, professeur de gestion à l'Université Laval

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