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Se lancer en affaires après 50 ans, une tendance qui gagne du terrain

De plus en plus de gens choisissent de lancer leur entreprise après l'âge de 50 ans : selon un rapport publié dans le Global Entrepreneurship Monitor, le nombre de gens qui choisissent l'entrepreneuriat comme seconde carrière surpasse même le nombre de jeunes entrepreneurs. Et l'Abitibi-Témiscamingue n'échappe pas à cette tendance.

Un article d'Émilie Parent-Bouchard

Après 26 ans de service dans une entreprise forestière, Sylvain Moreau a fait le grand saut pour réaliser son rêve de devenir travailleur autonome. Il y a 5 ans, il a lancé l'entreprise Tourbière Sylvain Moreau, qu'il considère maintenant comme une grande source de motivation au travail.

« Avec les années, on accumule une certaine expérience, un certain bagage, on a le goût de se réaliser et je pense que le moment était opportun », fait valoir l'homme de Senneterre.

Des compétences à exploiter, mais peu de ressources disponibles

La directrice du service de développement local en entrepreneuriat de la MRC de la Vallée-de-l'Or confirme que la tendance est bien installée dans la région. Marie-Andrée Mayrand déplore cependant qu'il n'y ait pas de ressources spécifiques à cette catégorie d'entrepreneurs qui disposent pourtant de connaissances, d'expérience et d'un réseau de contacts à mettre à profit.

« Actuellement, ce sont les jeunes entrepreneurs qui bénéficient des leviers financiers pour le démarrage d'entreprise pour la relève, indique-t-elle, précisant que ce ressources sont destinées aux 39 ans et moins. Les entrepreneurs de 50 ans et plus ont accès aux mêmes services que l'ensemble des entrepreneurs en général. Malheureusement, il n'y a pas de mesures qui pallient aux besoins des 50 ans et plus. Toutefois, ces gens-là ont quand même un accompagnement avec beaucoup de rigueur de la part du personnel du développement économique. »

Mme Mayrand dit considérer ces entrepreneurs comme des bâtisseurs et vouloir profiter de leur transfert d'expérience et de compétences. Selon elle, plusieurs retraités choisissent aussi le mentorat comme façon de demeurer actifs.

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