Le détaillant Sears Canada, qui vient de se placer à l'abri de ses créanciers, annonce la fermeture de 59 magasins au pays, dont six dans les provinces de l'Atlantique.

Il s’agit des magasins de Bathurst et de Saint-Jean au Nouveau-Brunswick, de Truro et de Dartmouth en Nouvelle-Écosse, de Corner Brook à Terre-Neuve, et du centre d’aubaines d’Halifax, en Nouvelle-Écosse.

La fermeture des 59 magasins entraînera l’abolition d’environ 2 900 emplois au pays.

L’entreprise en difficulté vient de se placer sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies afin de poursuivre son plan de restructuration.

Egbert McGraw, professeur à l'Université de Moncton et spécialiste du regroupement d’entreprises et de théorie comptable, estime que les chances de Sears de surmonter ses difficultés sont minces.

« Sans vouloir avoir de boule de cristal, je doute fort que Sears va pouvoir se relever de ça parce que c’est un problème structurel de l’industrie. C’est un premier point. Sears a des problèmes majeurs. D’un autre côté, c’est la question à savoir s’il y aurait quelqu’un qui voudrait prendre, même à rabais, d’autres détaillants qui voudraient prendre la bannière de Sears. J’en doute fort parce qu’ils veulent en fermer. Tous les autres veulent en fermer ».

Le moment exact de la fermeture de chaque magasin n’est pas encore déterminé.

Quel avenir pour les centres d’appels?

Le maire d’Edmundston, Cyrille Simard, n’a pas reçu de détails concernant le sort du centre d’appels de Sears dans sa municipalité, mais il espère que ce dernier pourra fonctionner malgré tout.

« Bien que ce ne soient pas des situations idéales, il reste que ça n’augure pas nécessairement négativement. On n’a pas de détail à savoir ce qui va se produire avec leurs installations. [...] On comprend qu’ils veulent faire davantage de commerce en ligne. Alors, les centres d’appels sont toujours des infrastructures de base à ce niveau-là », affirme Cyrille Simard.

Le maire ajoute que sa municipalité fera tout ce qu’elle peut pour créer des conditions favorables au maintien des emplois du centre d’appels.

Les habitués du magasin sont déçus

« C'est difficile d'accepter qu'ils vont pu être ici parce que ça fait partie de notre existence à nous autres », a expliqué Aline Richard, une cliente de Sears.

« J'ai une carte de crédit avec Sears ça fait 50 ans », a retorqué Annette Gauvin.

« Les temps modernes, c'est sur l'Internet, mais c'est pas tous les magasins qui veulent faire ce choix-là », a constaté Diane Jonson.

Avec des informations d'Anne-Marie Provost et Pierre-Alexandre Bolduc

Plus d'articles

Commentaires