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Sears est victime du magasinage en ligne, selon un professeur de marketing

Les magasins Sears sont victimes de l'avènement du commerce en ligne et n'ont pas su s'adapter aux nouvelles tendances, selon un professeur de marketing du Nouveau-Brunswick.

« Sears a une compétition très féroce », déclare Jean-Claude Poitras, professeur en marketing au Collège communautaire du Nouveau-Brunswick à Dieppe (CCNB).

Selon lui, ce n'était qu'une question de temps avant que la chaîne de magasins à grande surface annonce qu'elle allait fermer ses portes. Ce type de magasins n'a pas suivi la vague du numérique, explique-t-il.

Depuis une dizaine d'années, dit-il, c'est le « marketing sensoriel » qui a la cote et même le « marketing expérientiel » qui a émergé plus récemment. À son avis, Sears n'a pas réussi à suivre ces nouvelles tendances.

Il ajoute que paradoxalement, il y a un retour à l'expérience en magasin en ce moment, mais pas pour des produits tels que ceux vendus par Sears. « Les gens veulent vivre une expérience complète en magasin lorsqu'ils achètent un produit de luxe, mais les gens moins nantis veulent trouver de bonnes aubaines sur Internet. »

Le professeur cite l'exemple de la chaîne Ikea qui, malgré ses magasins à grande surface, a réussi à conserver sa clientèle. « Quand vous entrez dans le magasin, on vous demande votre adresse courriel puis on vous envoie un courriel quand vous magasinez en vous disant que vous êtes un client privilégié. Tout est conçu pour que votre expérience soit mémorable. »

Des locaux vides

À la Place Champlain à Dieppe, au Nouveau-Brunswick, beaucoup de changements sont à prévoir dans les mois à venir. Le magasin Sears qui occupait plus de 1000 mètres carrés (10 000 pieds carrés) va laisser un espace vide qui ne sera pas comblé de sitôt, selon Jean-Claude Poitras.

« Va-t-on vraiment remplacer ces espaces-là? Je ne pense pas », conclut Jean-Claude Poitras. La perte de revenus en raison de la fermeture des magasins Sears risque d'être catastrophique pour les centres commerciaux qui les abritent, selon lui.

Dans le cas de la Place Champlain, un autre magasin à grande surface, Toys R Us, a aussi un avenir incertain. Le mois dernier, le détaillant américain s'est placé à l'abri de ses créanciers.

Selon Jean-Claude Poitras, bien des commerces de détail se remettent en question en ce moment. Ils se demandent si l'espace qu'ils occupent peut être diminué par exemple.

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