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Série sur l'énergie marémotrice - Énergie marémotrice : une course à cinq en Nouvelle-Écosse

L'exploitation de l'énergie marémotrice est une industrie nouvelle et alléchante pour les entreprises. Elles sont de plus en plus nombreuses à se lancer dans la course pour parvenir à produire de l'électricité avec les marées de la baie de Fundy.

Sur le site de Force du gouvernement de la Nouvelle-Écosse, cinq consortiums d'entreprises se préparent à installer une hydrolienne dans la province. Elle doit pouvoir résister à la force des marées pour pouvoir en puiser l'énergie.

« On prévoit installer les deux turbines et de les connecter au réseau d'ici la fin de l'année 2015 », affirme Jeremy Poste, le directeur des opérations chez OpenHydro Canada.

L'entreprise n'a plus que deux mois pour transporter les turbines par barge de Pictou à Parsborro, en Nouvelle-Écosse, pour ensuite faire les essais en mer.

Elle devra espérer de parfaites conditions météorologiques pour un branchement à sec en surface et la descente des deux turbines au fond de la baie. La réussite de l'opération dépend aussi de la lune qui influence la force et la hauteur des marées. 

Pour OpenHydro, le défi est grand, mais il n'est pas impossible. « C'est un des projets phares en 2015, alors quoi de plus excitant que de venir ici avec ma famille et de vivre ici pour mettre ce projet sur pied », lance M. Poste.

Une industrie qui crée des emplois

En plus des grandes entreprises dans la course, l'énergie marémotrice a déjà créé des emplois dans de petites entreprises locales qui viennent appuyer le projet.

C'est le cas de l'entreprise Jasco, située à Dartmouth. Elle analyse les sons et teste différents types de couvertures hydrophones.

Les marées de la baie de Fundy déplacent beaucoup de boue sur leur passage. Impossible donc d'observer les turbines à l'aide de caméras. Que ce soit pour vérifier leur impact sur l'écosystème marin ou leur état, les entreprises doivent donc se fier au son.

« Le courant qui est relativement fort dans cette zone introduit du bruit dans les enregistrements et ça affecte notre capacité de détecter des sons d'intérêt qui peuvent être des sons de mammifères marins ou même des mesures de bruits », explique le biologiste Julien Delarue.

Ils sont nombreux à essayer, mais pour l'instant personne n'a réussi à dompter la puissance des marées de la baie de Fundy pour en faire de l'électricité. Et c'est assez pour faire douter même ceux qui aimeraient y croire.

D'après un reportage de Rebecca Martel

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