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Signature d'une entente de principe entre Cedrico de Price et ses employés

Les employés de l'usine de bois d'œuvre Cedrico de Price ont voté à 72 %, vendredi soir, pour une entente de principe avec leur employeur. Ce vote met donc fin aux moyens de pression.

Samedi dernier, lors de la réunion entre la partie patronale et le syndicat, tenue devant le conciliateur Jean Nolin, tous se sont entendus sur une entente de principe qui devait faire l’objet d’un vote en assemblée syndicale.

Les parties avaient fait appel au Service de conciliation du ministère du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale pour faire avancer les négociations.

Dans l’entente, le syndicat a réussi à conserver certains bonus que l’employeur voulait retirer. De plus, des congés mobiles ont été négociés pour les travailleurs ainsi qu’une augmentation de la prime de nuit qui passera progressivement de 0,40 $ à 0,60 $.

Le conseiller de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jérémy Tremblay, explique que la convention collective est loin d’être aussi généreuse que celle d’il y a six ans. À cette époque, les employés avaient fait d’importantes concessions pour aider l'entreprise qui était alors en difficulté.

Malheureusement, on n’a pas réussi à rechercher tout ce qu’on avait concédé dans le passé. On a fait d’énormes concessions, donc c’est certain que ça va prendre plusieurs conventions collectives avant de tout récupérer.

Jérémy Tremblay, conseiller CSN

Jérémy Tremblay admet que plusieurs travailleurs restent amers des concessions antérieures. Cependant, la crise du bois d’œuvre et l'arrivée de Donald Trump à la présidence américaine fragilisent le secteur des scieries. Cette incertitude joue en faveur de Cedrico de Price dans les négociations, selon M. Tremblay.

La convention collective était échue depuis le 30 octobre 2016.

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