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Sommet du G7 : des retombées en or pour les hôteliers

La région profitera de la tenue du sommet du G7 qui se tiendra dans Charlevoix du 8 au 10 juin. Des milliers de délégués et de policiers devront être hébergés, nourris et transportés.

À trois mois de l’événement, plusieurs institutions d'hébergement de la région affichent déjà complet. Cette grand-messe diplomatique a pour effet de lancer plus tôt la prochaine saison touristique.

« Si on se fie à ce qui est préréservé, pour un établissement comme le nôtre, c'est près de 30 000 $ que ça risque de générer comme chiffre d'affaires sur cette période. Ça correspond à une période de l'année où on n’est pas encore dans la pleine saison touristique » , explique Éric Civel, directeur général de l’Auberge des Battures.

Au total, 12 000 chambres d'hôtel sont nécessaires pour la tenue du sommet qui se tiendra dans Charlevoix.

Les régions de Québec et de Saguenay sont mises à contribution.

L'organisation a réservé des blocs de chambres et même des hôtels entiers, comme l'OTL Gouverneur de Saguenay.

« On prend très, très bien ça. C'était la bonne nouvelle. L'excellente nouvelle en termes de business. Malheureusement pour nos amis voyageurs, début juin je pense qu'il faudra mettre 15 jours de plus. Tous les hôteliers on a été contacté », souligne le directeur général de l’hôtel, Gilles Camps.

Le sommet accueille 8000 délégués de partout dans le monde.

L'organisation dans le plus grand secret

Pas question de dire qui dormira où ni d'obtenir un portrait global des retombées pour l'instant. L'Omerta règne pour des raisons de sécurité.

« C'est tellement secret le concept du G7, c'est très difficile parce qu'on sait pas partout comment ça se passe pis comment ils réservent. Chaque délégation fait ce qu'elle a à faire », ajoute Éric Larouche, propriétaire de l’Hôtel Chicoutimi et de l’Auberge des Îles.