L'entreprise de vêtements pour enfants Souris Mini, de Québec, s'est placée sous la protection de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies afin de se restructurer.

L’entreprise, qui doit presque 18 millions de dollars à ses fournisseurs, veut fermer plusieurs boutiques et se concentrer sur ses activités de vente en ligne.

Le commerce en ligne compte déjà pour 25 % des ventes de l’entreprise.

Annie Bellavance, copropriétaire et cofondatrice de Souris Mini, créée il y a 30 ans, souligne que l’entreprise doit s’adapter au marché.

« On veut recentrer nos activités dû au marché qui est en chambardement, dû à l’Internet, aux ventes web », dit-elle.

Les ventes de Souris Mini ont même augmenté grâce à Internet, mais plusieurs de ses 29 boutiques ne sont plus rentables.

Annie Bellavance a confiance en l’avenir de son entreprise et a bon espoir que le plan de restructuration sera approuvé par les créanciers.

« Ne vous inquiétez pas, cette loi nous permet d’ouvrir tous nos baux, de travailler sur un plan d’affaires pour justement réussir à renégocier plein de contrats. C’est une loi pour nous, une loi qui est accessible à des compagnies qui sont viables pour le futur dû à un nouveau plan d’affaires, il n’y a rien à paniquer. »

Selon Mme Bellevance, il est encore trop tôt pour dire combien de magasins pourront être fermés. Elle dit espérer que le plan de restructuration entraînera peu de pertes d’emplois.

Pour l'instant, il n'est pas question de compressions au siège social de l'entreprise, à Cap-Rouge .

Souris Mini, fondée en 1989, emploie actuellement 300 personnes.

Achats en ligne

Le professeur de stratégie à la Faculté des sciences de l’administration de l’Université Laval Ian Simon souligne que les habitudes de consommation des Québécois ont changé au cours des dernières années.

Selon les dernières données du Centre facilitant la recherche et l'innovation dans les organisations (CEFRIO), plus de la moitié des Québécois ont réalisé un ou plusieurs achats sur Internet en 2016.

Il affirme que les Québécois sont dépendants des nouvelles technologies, tout comme les autres citoyens de l’Amérique du Nord et de l’Europe de l’Ouest.

« 90 % des Québécois vont en ligne pour s’informer avant de réaliser un achat », ajoute-t-il.

Ian Simon indique que l’entreprise Souris Mini n’avait pas le choix d’ajuster son modèle d’affaires. « Comme déjà un peu plus du quart de leurs ventes vient du commerce électronique, c’est très logique pour eux d’aller dans cette direction-là », dit-il.

Plus d'articles

Commentaires