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Spéculation immobilière à Toronto: le maire énonce ses priorités

Le maire John Tory affirme qu'il planifie discuter du manque de propriétés offertes en location, de la possibilité d'une taxe sur les propriétés vacantes ainsi que du manque de données au sujet du marché immobilier durant la rencontre de mardi avec les ministres des Finances des gouvernements provincial et fédéral.

Le maire Tory, le ministre des Finances du pays Bill Morneau ainsi que le ministre des Finances de la province, Charles Sousa discuteront de solutions possibles au problème d’abordabilité du marché immobilier torontois.

Il s’agit de la première fois que messieurs Tory, Morneau et Sousa se rencontreront en personne pour discuter de la situation.

« Une des choses les plus importantes que nous pouvons faire c’est de s’assurer de rester en contact l’un avec l’autre à ce sujet, puisqu’il s’agit d’un problème qui est extrêmement volatile », a déclaré M. Tory en entrevue lundi.

L’économiste en chef de la Banque de Montréal, Douglas Porter, ne s’attend pas à ce que de mesures concrètes soient annoncées après la rencontre. Selon lui, les annonces possibles se feront probablement lors du dévoilement du budget provincial, la semaine prochaine.

Depuis plusieurs semaines, l’augmentation rapide des prix du marché de l’immobilier torontois surprend et stupéfie les observateurs. Le prix moyen d’une maison détachée dans la région du Grand Toronto a atteint 1,2 millions de dollars le mois dernier, une hausse de 33,4 % en 12 mois.

Les répercussions sur les prix des municipalités avoisinantes, telles que Hamilton, Barrie et St. Catharines sont évidentes. Plusieurs acheteurs qui ne peuvent se permettre de vivre à Toronto y font grimper les prix des maisons.

Le ministre Sousa devrait introduire des mesures lors de l’annonce du budget, la semaine prochaine. Plusieurs solutions ont été proposées : entre autres, des pénalités pour les spéculateurs, ou des taxes pour les acheteurs étrangers.

La semaine dernière, le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, a averti que la spéculation observée dans le marché torontois et la possible correction du marché pourrait avoir des répercussions ailleurs au pays.

M. Tory a affirmé avoir rencontré, dernièrement, plusieurs experts en immobilier. Selon lui, ceux-ci ont tous des opinions différentes sur ce qui doit être fait, et même des opinions contradictoires.

« Il y a un quasi-consensus qu’il y a de la spéculation », a affirmé M. Tory. Il a aussi ajouté que les experts qu’il a consultés ne s’entendent pas sur la cause de cette spéculation.

Depuis la dernière élection, le gouvernement fédéral est intervenu à deux reprises pour aider à ralentir les marchés immobiliers, en particulier à Vancouver et Toronto.

Ces interventions comprennent un dépôt minimum de 10 % pour l’achat de propriétés de plus de 500 000 $ ainsi que des tests plus rigoureux pour s’assurer que les gens qui ont des hypothèques peuvent toujours payer au cas où leurs revenus ne déclinent ou que les taux d’intérêt augmentent.

De plus, le gouvernement fédéral examine présentement la possibilité de mettre plus de responsabilités sur les épaules des banques dans le cas de défauts de paiement des propriétaires d’hypothèques.

Certains analystes affirment que ces mesures, qui visent les marchés les plus chauds, pourraient avoir un effet néfaste sur les marchés moins problématiques.

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