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Immobilier : le marché torontois vécu et expliqué

Les réactions sont vives depuis que le gouvernement de l'Ontario a pris le taureau par les cornes et annoncé ce matin des mesures pour refroidir le marché immobilier torontois. Pour réagir à ces mesures, l'équipe de Y a pas deux matins pareils accueilli trois invités touchés de près ou de loin par les prix de l'immobilier à Toronto.

Pier-Nadège Jutras, directrice générale de l'organisme Français pour l'avenir et résidente du quartier AnnexMalgré un emploi stable, elle clame qu'elle n'aura jamais les moyens d'acheter à Toronto. C'est à contre-coeur qu'elle a décidé de quitter sa ville d'adoption pour aller s'installer à Québec, où elle est certaine de pouvoir acheter une maison et accéder à une meilleure qualité de vie. Les mesures proposées ne changeront rien à sa décision.

Claude Boiron, courtier immobilier pour Royal Lepage TerrequityIl est aussi dubitatif quant aux mesures annoncées : « Le gouvernement essaie de faire plaisir aux électeurs, affirme-t-il. Ce qui me fait peur, c'est qu'en limitant l'investissement dans les maisons et les propriétés en Ontario, il n'y aura pas assez de logements disponibles pour les locataires ».

Nicolas-Guillaume Martineau, professeur adjoint au département de science économique du Collège universitaire Glendon de l'Université YorkIl voit ces mesures d'un bon œil : « La taxe de 15% a eu une incidence sur les prix des maisons à Vancouver lorsqu'elle a été imposée » explique-t-il. Selon lui, il est important de mettre en place des mesures visant à restreindre la spéculation et changer les anticipations des gens quant à la fluctuation des prix : « Si les gens croient que les prix vont continuer à augmenter, ils vont vouloir acheter le plus vite possible ».

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