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Succès pour la délégation sherbrookoise aux Journées Québec à Paris

Une délégation sherbrookoise a pris part aux Journées Québec à Paris qui avaient lieu en début de semaine. On souhaitait attirer et recruter de la main-d'oeuvre spécialisée dans les domaines où une pénurie d'employés est notée.

Des représentants de la Ville, dont le maire Steve Lussier, de Sherbrooke Innopole et des entrepreneurs, comme l'entreprise Merkur, ont fait le voyage. « En tout, on a accompagné une douzaine d'entreprises qui trouvent toujours leur compte parmi les candidats européens. Par exemple, Merkur en était à sa quatrième mission et en tout, ils ont déjà embauché 12 travailleurs », indique Suzanne Fournier de Sherbrooke Innopole.

Les entreprises sherbrookoises cherchent surtout à recruter des électromécaniciens, des programmeurs CNC, des soudeurs ou des monteurs de métal, entre autres. « Ce sont des employés spécialisés industriels. On parle aussi de technologie de l'information et de génie », précise-t-elle.

Selon Mme Fournier, le taux de rétention des employés recrutés par le passé est très bon. « Ce n'est jamais 100 %. Dans la vie de ces gens, il peut arriver des choses qui font en sorte qu'ils ont envie de retourner chez eux. Par exemple, pour les 12 employés qui ont été embauchés chez Merkur, il y en a encore 10 qui sont encore en poste. »

Plusieurs raisons poussent ces Européens à faire le saut au Québec. « Ce qui les motive, c'est un projet de vie, de se créer une nouvelle vie. La majorité, ce sont des petites familles qui veulent vraiment lancer leur vie au Québec. Ils le font souvent pour leurs enfants, pour leur avancement professionnel. Ils ont, pour la plupart, une très belle expérience en France, souvent en Belgique et quelques fois dans les pays du Maghreb. Ils nous arrivent avec une superbe expérience et un projet de vie bien mûri », analyse-t-elle.

Au total, 15 000 personnes étaient inscrites pour les Journées du Québec à Paris et 3000 entrevues ont été faites. « Ils nous aiment bien. Ils aiment bien le mode de vie qu'on peut leur offrir ici. Il ya aussi une question du taux de chômage qui est plus élevé en France. Dans certains pays d'Europe, le taux de chômage chez les jeunes atteint 16 % et même 30 % alors qu'en Estrie, c'est de 4,7 % », rappelle Suzanne Fournier.

Sherbrooke Innopole y participait pour une dixième fois. L'activité en était à sa 18e édition.