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Suivre le rythme des progrès technologiques dans l'industrie minière

Les progrès technologiques dans l'industrie minière sont fulgurants et il est important que les établissements scolaires et les travailleurs québécois emboitent le pas. C'est l'avis du président-directeur général de l'Institut national des mines du Québec, Robert Marquis, qui va prononcer mardi midi une conférence à ce sujet devant la Chambre de commerce de Sept-Îles.

Un texte de Charles Alexandre Tisseyre

Ce géologue de formation et ex-sous-ministre associé au Secteur des mines du gouvernement du Québec estime que les nouvelles technologies présentent d’importantes occasions d’affaires que le milieu québécois doit saisir.

Ce qu’on voit apparaître, ce sont des noms d’emploi qui font penser à la science-fiction, comme ingénieur en mécatronique et coordonnateur de robots. Ça reste encore nébuleux.

Robert Marquis, PDG, Institut national des mines du Québec

Le défi principal, c’est de développer les compétences nécessaires des travailleurs pour qu’ils puissent poursuivre leur métier dans les mines.

Robert Marquis constate que les emplois dans le secteur minier deviennent « plus multifonctionnels ».

Selon lui, un travailleur pourrait être appelé à être à la fois un opérateur et un mécanicien.

« Il faut voir comment nos établissements d’enseignement peuvent tirer profit de ces occasions », dit-il.

Le PDG de l’Institut national des mines croit que le Cégep de Sept-Îles et ses relations avec Rio Tinto et ArcelorMittal sont un bon exemple de collaboration entre l’enseignement et l’industrie.

S'adapter aux nouvelles réalités

Des inquiétudes demeurent toutefois concernant la formation adéquate.

Selon Robert Marquis, le « lot principal » des travailleurs dans le secteur ont suivi des cours de formation professionnelle, mais en raison des nouvelles exigences, ils pourraient devoir se déplacer progressivement vers des cours plus spécialisés qui se donnent au cégep.

« Au Québec, il n’y a pas de passerelle qui facilite le passage d’un niveau à l’autre », signale-t-il.

L’Institut national des mines va notamment se pencher sur cette question au cours de l’année.