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Sun Gro Horticulture : la fermeture de l'usine de Lamèque choque les employés

Les travailleurs de la tourbière Sun Gro à Lamèque au Nouveau-Brunswick espéraient un miracle, mais l'usine a définitivement fermé ses portes, comme l'annonçaient les dirigeants, il y a quelques semaines.

Les employés tentent encore de s'expliquer ce qui a pu se passer pour qu'ils se retrouvent sans emploi. Ils sont déchirés et tentent de se faire à l'idée qu'une partie de leur vie est terminée.

« C'est quelque chose de dur à avaler, mais j'essaye de prendre mon temps. Je suis sûr que je vais me trouver quelque chose d'autre », explique Marie-Josée Chiasson, une employée mise à pied.

Les activités à l'usine ont cessé pour de bon le 17 juillet. Les employés ont reçu une lettre pour les aviser qu'ils étaient mis à pied.

Depuis, les camions vont et viennent et créent l'illusion d'une usine qui grouille d'activités, alors qu'ils ne font que transporter la tourbe vers l'usine d'Inkerman, où environ la moitié des employés ont pu se trouver un nouvel emploi.

Mais, certains ont refusé à contrecœur d'être relocalisés, pour des raisons de logistique. D'autres vont continuer à travailler Lamèque, mais dans les champs avec de moins bonnes conditions de travail. Les anciens salariés s'expliquent mal comment ils en sont arrivés là.

Il n'a pas été possible de parler aux députés de la région. Cependant, le maire de Lamèque rappelle que des rencontres ont eu lieu entre des responsables du gouvernement et la compagnie.

« Pour ce qui me concerne, je ne parlerai pas des autres, j'ai fait ce qu'on m'a demandé de faire, j'ai eu des rencontres avec les autres », soutient Réginald Paulin.

Les manifestations et les pétitions n'ont pas suffi pour faire reculer les dirigeants de Sun Gro. Le président du syndicat des employés de Sun Gro Horticulture, Adrien Chiasson, est exténué d'avoir mené ces batailles, se demande si les signes de mécontentement de la population ont été assez clairs.

« Notre seule porte de sortie c'est s'il y avait 3000-4000 personnes », dit-il.

M. Chiasson refuse de s'avouer vaincu et espère encore que l'usine pourra renaitre de ses cendres.

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