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Surtaxe américaine sur le papier journal : trop tôt pour connaître l'impact sur l’Ontario

Il semble trop tôt pour déterminer le type d'impact que ressentiront les usines des entreprises Résolu à Thunder Bay et Rayonier à Kapuskasing. Ce sont les deux seules qui produisent encore du papier journal dans le Nord de l'Ontario.

Un texte de Caroline Bourdua

Le président du syndicat Unifor au Québec, Renaud Gagné rappelle que l’usage du papier journal est en déclin, raison pour laquelle plusieurs usines canadiennes se sont orientées vers d’autres produits.

« Si l’on devait revoir un ralentissement dans les scieries, la combinaison de la taxe sur le bois d’œuvre, ajoutée à cette nouvelle taxe, c’est clair que quelque part y a toujours risque qu’une usine ferme. Est-ce que ce sera en Ontario, au Québec ou dans l’Ouest canadien?, questionne Renaud Gagné. Tout le monde se bat pour leur survie. »

Le syndicat Unifor dénonce l’imposition de ces nouveaux tarifs, d’autant que la décision découle d’une seule plainte.

« Et si ça prend de deux à quatre ans avant de se régler, ça protège leur marché (américain). Si on réussit à faire mourir une usine ou à fermer une machine à papier canadienne, du côté américain, on va survivre plus longtemps », dit monsieur Gagné.

Il soutient qu’une telle annonce pourrait avoir un effet boule de neige dans les communautés mono-industrielles.

« L’usine s’alimente en copeaux qui proviennent de scieries. Et comme c’est une chaîne, si la production de papier journal cesse, la scierie ferme. Ce sont ensuite les opérations forestières, les camionneurs et ensuite les communautés », conclut-il.