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Survie du chantier naval de Bas-Caraquet: la mairesse n'a jamais perdu espoir

La mairesse de Bas-Caraquet, Agnès Doiron, a eu un poids énorme sur les épaules durant toute la période où le chantier a navigué en eaux troubles en raison des difficultés financières. Elle admet qu'elle a craint pendant un certain temps que le projet s'effondre.

« Cela a été un dur moment, mais j'ai toujours gardé espoir. Aujourd'hui, je suis très heureuse que Groupe Océan revienne et que les gens puissent recommencer à travailler. C'est beau d'avoir une municipalité où on a des activités, mais il faut que les gens travaillent. Autant pour Groupe Océan que pour Construction navale atlantique... vous voyez qu'il y a des travaux qui se font sur le site. Tout le monde est très content, la population, les membres du conseil municipal. Plusieurs personnes me demandaient souvent quand Groupe Océan allait recommencer ses travaux. Je n'ai jamais perdu espoir et là tout ça se concrétise. »

Le porte-parole de Groupe Océan, Philippe Filion, a indiqué que cinq personnes sont retournées au travail sur place, des chefs de gestion et deux responsables des opérations sur le plancher. « Les choses reprennent tranquillement, explique-t-il. Aussi, nous sommes dans l'attente de matériaux. C'est un retour progressif. On recommence à faire des « listes d'épicerie » et à mettre les choses en ordre. »

Monsieur Filion fait savoir qu'une dizaine de travailleurs qui doivent retourner à Bas-Caraquet sont retenus encore au site de l'Isle-aux-Coudres à cause d'un contrat qui s'est prolongé. Groupe Océan est en période de recrutement pour ses opérations au Nouveau-Brunswick. « On a commencé à faire le tri dans les CV », dit-il.

Groupe Océan avait fait une pause, à Bas-Caraquet, depuis décembre 2015, pour permettre au chantier de régler ses difficultés financières.

Des travaux sont par ailleurs en cours dans le but d'améliorer les installations louées par Groupe Océan. Lundi, des travailleurs d'une autre entreprise se concentraient, notamment, sur le système de chaufferie de l'immense hangar dont se sert l'entreprise québécoise.