Retour

Taux d’incendie à Kedgwick : des assureurs quittent la région

Des compagnies d'assurances augmentent leurs primes ou cessent de desservir la région de Kedgwick, au Nouveau-Brunswick, en raison de son fort taux d'incendie.

Ronald Godin, directeur du Bureau du défenseur du consommateur en matière d'assurances, explique qu’aucune loi n’empêche les assureurs de renoncer à desservir une région.

« Si certaines compagnies considèrent que le risque est trop élevé, elles vont soit augmenter les primes en conséquence ou tout simplement se retirer du marché. Ça peut être de façon temporaire, par contre, mais c’est ce qui se produit actuellement dans la région », affirme Ronald Godin en entrevue à l’émission L’heure juste, d’ICI Acadie.

En 2012, le service local des incendies a combattu dix feux. En 2014, il en a combattu plus du double, soit 22. Il y a eu 26 autres feux en 2015. Un pareil nombre d’incendies dans une petite collectivité d’environ 1000 habitants étonne Ronald Godin.

« Surtout lorsqu’on entend de la part des personnes qui sont impliquées dans ce genre de situation-là que les incendies sont de nature criminelle, ou on soupçonne des activités illégales, alors ça devient doublement troublant pour les assureurs, affirme Ronald Godin. D’après nos discussions avec les courtiers, les agents d’assurance, les assureurs, on soupçonne qu’il y a un certain nombre [d'incendies] plus élevé que la normale et qu'acceptable qui seraient de nature douteuse. »

Il perd son assureur et les autres sont trop chers

Gérard Gagnon, résident de Kedgwick, a eu une mauvaise surprise lorsqu'il a voulu renouveler l'assurance de sa maison.

J'ai reçu une lettre pour me dire que la compagnie Promutuel ne renouvelait pas mes assurances. Ça fait que moi, quand j'ai vu ça, j'ai été voir l'agent où j'étais assuré. Il a dit que Promutuel ne veut plus assurer parce qu'il y a trop de feux à Kedgwick.

Gérard Gagnon, résident de Kedgwick

Jusqu'à présent, ses recherches d’un autre assureur n'ont pas donné les résultats espérés. Il se bute à des primes trois fois plus élevées qu'avant dans certains cas. Et les règles imposées par les assureurs lui apparaissent trop strictes.

« Quand j'ai vu les prix, j'ai [annulé]. Je n'ai pas [annulé], je n'en avais plus et je n'en ai pas repris d'autre », lance M Gagnon.

Ronald Godin croit que les assureurs qui sont partis serviront à nouveau la région si le taux d’incendie revient à la normale. « Depuis un certain nombre de mois, il n’y a pas eu d’autres incendies. Je me dis que si ça continue pour un an à deux, ça va revenir à la normale », dit-il.

Plus d'articles

Commentaires