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Taxe hôtelière : l’industrie mécontente de la décision du Nouveau-Brunswick

La décision du gouvernement du Nouveau-Brunswick de ne pas imposer de nouvelle taxe hôtelière à l'échelle provinciale soulève la colère de l'industrie touristique.

Cette taxe ajoutée directement à la facture d'hébergement aurait permis de créer un fonds pour la promotion des régions touristiques.

L'Association de l'industrie touristique du Nouveau-Brunswick pressait la province de suivre l'exemple de ses voisins depuis plus de 10 ans, affirme Gérald Normandeau, président de l’Association des hôtels du Grand Moncton.

En annonçant discrètement sa décision il y a une semaine, la province a expliqué qu'elle découlait de discussions approfondies avec des représentants de l'industrie, ce que conteste avec véhémence M. Normandeau.

« En réalité, il n'y a pas eu de discussions approfondies du tout. Il y a eu une réunion qui était à notre demande et on avait convenu qu'il y aurait d'autres consultations et discussions par la suite! »

L'argent, le nerf de la guerre

Selon Stéphanie Thériault, de l’Association touristique du Restigouche, les régions comme la sienne doivent pouvoir compter sur des fonds pour faire leur promotion.

Ce qui est souhaité par l'industrie, c'est une taxe de 3 % dont les recettes iraient directement aux villes ou aux régions pour leurs efforts de marketing.

« L'intention, dit Gérald Normandeau, c'est que le montant d'argent collecté dans une ville ou une région [servirait à] faire la promotion de cette ville ou cette région-là. On ne demande pas une taxe à la grandeur de la province. »

Par courriel, une porte-parole du ministère du Tourisme affirme que la stratégie de croissance de l’industrie lancée récemment devrait suffire à faire croître l’industrie. Cette stratégie prévoit des investissements de 100 millions de dollars dans le tourisme d’ici huit ans.

Des taxes locales existent déjà

Elle affirme que cinq entités ou organisations - l’Association des hôtels de Saint-Jean, l’Association du tourisme de la rivière Miramichi, Événements Bathurst, l’association touristique du comté de Charlotte et la Ville d'Edmundston - recueillent déjà des fonds sur une base volontaire pour la promotion du tourisme, ce qui a pesé dans la décision de la province.

C’est la voie que songe d’ailleurs à suivre le Restigouche : son association touristique poursuivra ses démarches auprès des hôteliers de la région pour la mise en place d'une telle taxe.

« La plupart d'entre eux [accueillent] l'idée [positivement] et veulent embarquer dans notre projet. Pour l'instant [...] on attend le feu vert de nos quatre chaînes hôtelières. [...] Ce sont eux qui ont le plus gros nombre de clients. »

D’après des informations de Serge Bouchard

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