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Tourisme Cantons-de-l'Est veut atteindre 1 G$ de retombées d'ici 2023

Quatrième industrie en importance dans la région, le tourisme pourrait franchir le cap du millard de dollars de retombées économiques dans un avenir rapproché. C'est du moins le souhait de Tourisme Cantons-de-l'Est (TCE), qui compte tout mettre en oeuvre pour atteindre cette cible d'ici trois à cinq ans.

Un texte de Charles Beaudoin

Environ 875 millions de dollars ont été dépensés sur le territoire situé entre Granby et Lac-Mégantic en lien avec le tourisme, une augmentation de 23 % par rapport à 2012. De plus, rien n'indique que le marché est sur le point de s'essouffler, croit la direction de TCE.

« Dans les faits, on constate qu'au Canada, le tourisme américain est en croissance. Le taux de change fait une différence appréciable et ça vient aussi affecter la clientèle de l'Ontario, qui va opter pour nous plutôt que pour les États-Unis », fait remarquer le président de l'organisme, Jean-Michel Ryan.

Au cours des prochains mois, les efforts seront axés sur l’expérience client afin de peaufiner le développement du tourisme gourmand, du cyclotourisme, de la randonnée pédestre et du tourisme hivernal. « Quatre secteurs majeurs d’activités », fait remarquer la directrice Francine Patenaude.

« On veut faciliter, aider le consommateur à prendre une décision plus facile », explique Mme Patenaude, qui souligne que deux ateliers ont été donnés cet automne à quelque 160 commerçants.

« Nous travaillons à enrichir les outils d’accueil et l’information offerte avant, pendant et après le séjour. Finalement nous voulons intensifier le réseautage et le partenariat au sein du secteur touristique et ensuite auprès des autres secteurs économiques régionaux », ajoute-t-elle.

Des investissements de l'ordre de 30 millions de dollars sont également prévus pour 2018, une hausse de 5 millions de dollars comparativement aux investissements de 2017.

« C'est non négligeable par rapport à bien des industries, note Jean-Michel Ryan. On parle de près de 13 millions pour les parc de la SÉPAQ, de 4 millions pour les musées de la région, de 3,5 millions pour l'hôtel OTL, de 1,5 million pour le marais de la rivière aux Cerises, de 1 million pour le Zoo de Granby et de 2 millions dans les stations de ski pour 2017. »

« Une montagne ou un zoo ou un musée, ça ne se délocalise pas ; c'est bien implanté dans sa communauté et ça a un pouvoir de stabilité économique super important », résume-t-il.