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Tourisme : nouvelle classification des services en français pour le Canada

Désormais, lorsqu'un touriste francophone voudra savoir si telle entreprise ou tel restaurant offre des services dans sa langue, il pourra consulter une classification mise sur pied par le Réseau de développement économique et d'employabilité (RDÉE Canada). Celle-ci aidera à déterminer à quel endroit on peut recevoir des services en français lors d'un séjour, partout au pays.

Un texte de Caroline Bourdua

Le RDÉE Canada par l’entremise de ses associations provinciales veut harmoniser la prestation des services en français, à travers le pays.

« Nous voulons valoriser le Canada francophone avec cette classification claire et pratique des services en français », indique le directeur de projets, tourisme Alain Brosius.

Chaque province a pour mission d’entrer en contact avec les divers intervenants touristiques (restauration, hébergement, agence de voyages, etc.).

En Ontario, ce mandat est confié à la Société économique de l’Ontario (SEO), anciennement connue sous le nom de RDÉE Ontario.

Mais comment savoir si la classification est la bonne?

« En général, les chefs d’entreprise reconnaissent rapidement les enjeux économiques. Et si une entreprise applique une classification erronée, le visiteur fera une critique très négative dans les médias sociaux », dit M. Brosius.

Les marchés visés

Selon un inventaire national, il existe plus de 800 produits touristiques francophones au pays.

M. Brosius estime à 11 millions le nombre de francophones aux États-Unis, et à un total de 271 millions sur l’ensemble de la planète.

« Les [voyagistes] d’outre-mer commencent déjà d'ailleurs à appliquer la classification », dit-il.

Le français, c’est sexy

Aux dires du RDÉE Canada, les Chinois et les Japonais sont extrêmement friands d’expériences francophones, notamment en France.

« Non seulement on s’ouvre à des marchés francophones internationaux, mais des marchés comme le Mexique et l’Asie veulent une expérience francophone canadienne », explique M. Brosius.

Un projet de longue haleine

Le RDÉE élabore depuis déjà quatre ans la classification qu’il propose actuellement à une quinzaine d’agences internationales qui commencent à l’appliquer dans leur guide touristique.

Ces voyagistes peuvent vendre le Canada en français aux visiteurs grâce à leur site web ou à leur brochure; ils peuvent aussi leur décrire le type d’expérience touristique en français qui les attend.

« La route touristique Champlain de l’Ontario sera bientôt commercialisée à l’international, tout comme le fameux corridor patrimonial culturel pancanadien, développé dans le cadre de Canada 150, et qui a pour but de mettre en valeur la francophonie en milieu minoritaire et au Québec », conclut M. Brosius.

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