Retour

Train Sherbrooke-Montréal : Sherbrooke ne ferme pas la porte à un investissement

La Ville de Sherbrooke étudiera sérieusement les conclusions de l'étude dévoilée mardi sur les impacts d'un train de passagers qui ferait la navette entre Sherbrooke et Montréal.

Selon cette étude, ce train aurait un impact significatif sur la valeur des résidences situées à proximité des gares. Par exemple, à Sherbrooke, l'augmentation se situerait à 1,25 %, ce qui permettrait de rembourser un investissement éventuel.

Le promoteur du projet, François Rebello, ira à la rencontre des Municipalités touchées, dont Sherbrooke, Magog et Bromont, pour les convaincre d'investir dans le projet à hauteur de 8 millions de dollars.

À Sherbrooke, avant de se lancer dans le projet, on souhaite prendre le temps d'analyser la situation. « Je pense qu'il y a des choses intéressantes. Il faut voir si c'est réaliste de les appliquer à la réalité de Sherbrooke. On parle d'une augmentation des valeurs foncières des maisons, mais il faut penser que la gare est située dans un parc, dans un milieu plus commercial et moins résidentiel. Il y a des investissements à faire au niveau de cette gare. Je ne dis pas que ce n'est pas intéressant, au contraire, c'est quelque chose qui sera regardée », soutient le conseiller municipal à la Ville de Sherbrooke, Bruno Vachon.

Au-delà de l'investissement demandé par le promoteur (qui est de 3 millions de dollars pour la Ville de Sherbrooke), ce projet pourrait engendrer encore plus de dépenses pour la Municipalité. « Oui, il faut calculer les impacts positifs que ça peut amener. Il faut aussi regarder ce que ça implique au niveau de notre gare. On sait déjà qu'il y a des investissements à faire. Est-ce qu'on devrait les faire de toute façon? Est-ce que c'est une opportunité? S'il faut mettre d'énormes investissements pour amener le train en gare, il faut prendre ces éléments en ligne de compte aussi », ajoute M. Vachon.

La Ville de Farnham a déjà annoncé une contribution de 450 000$ sur 10 ans, à condition que les autres partenaires emboîtent financièrement le pas.

L'étude a été effectuée par Jean Dubé, professeur agrégé à l'École supérieure d'aménagement du territoire et de développement régional (ÉSAD) et au Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) de l'Université Laval.

Plus d'articles

Commentaires