Les premiers ministres de l'Alberta et de la Colombie-Britannique ne lâchent pas leur position au sujet du pipeline Trans Mountain.

John Horgan maintient qu’il entend se tourner vers les tribunaux sur la question de l’expansion de l’oléoduc de Kinder Morgan, tandis que Rachel Notley tient mordicus à voir le projet mené à terme.

Les deux néo-démocrates réitèrent leur position jeudi après l’annonce selon laquelle Justin Trudeau interrompra un voyage de neuf jours à l’étranger pour tenter de régler l’impasse dans ce dossier épineux entre l’Alberta et la Colombie-Britannique.

Le premier ministre du Canada a en effet fait savoir qu’il rencontrera ses deux homologues provinciaux dimanche à son retour du Pérou et avant de s’envoler vers la France pour essayer de faire avancer le dossier.

Recours au tribunal

La Colombie-Britannique souhaite demander au tribunal si elle a le pouvoir de limiter l'acheminement de pétrole dilué sur son territoire. Victoria ne semble donc pas vouloir fléchir sur le dossier malgré les nouvelles menaces de représailles de l’Alberta et les invitations répétées du fédéral d'arrêter de faire obstruction au projet. La pétrolière Kinder Morgan laisse entendre qu’elle pourrait suspendre l’expansion de l’oléoduc si elle n’a pas de nouvelles garanties qu’elle pourra le réaliser.

Elle soutient avoir déjà investi 1,1 milliard de dollars dans ce projet de 7,4 milliards de dollars. Kinder Morgan dit ne pas souhaiter investir dans un projet sans avenir.

L'Alberta y tient

Pour sa part, l’Alberta tient fermement à ce que l'agrandissement du pipeline aille de l’avant. Il permettrait de tripler la capacité du pipeline existant et de la faire passer passer de 300 000 à 890 000 barils de pétrole par jour.

La première ministre Rachel Notley a dit à l'issue d’une rencontre avec le ministre des Finances du Canada mercredi qu’elle était encore plus convaincue qu’Ottawa prendrait des mesures pour s’assurer qu’il soit réalisé. Elle n’a toutefois pas donné plus de détails sur ces dernières.

Juste après son retour d'Ottawa, la première ministre rencontrait le groupe de travail qu'elle a créé pour imaginer les moyens d'action de la province dans cette crise. Rachel Notley soutient qu'elle ira discuter de bonne foi dimanche sans avoir d'attentes particulières.