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Trans Mountain : l’Alberta et la Colombie-Britannique s’engagent dans la bataille juridique

Deux nouveaux acteurs se joignent au conflit qui oppose la Ville de Burnaby à l'entreprise Kinder Morgan au sujet du projet d'expansion du pipeline Trans Mountain. Les gouvernements de la Colombie-Britannique et de l'Alberta ont annoncé qu'ils participeront aux audiences qui doivent avoir lieu devant l'Office national de l'énergie (ONE).

Un texte de François Joly

La semaine dernière, l’entreprise Kinder Morgan s’est adressée à l’ONE afin d’obtenir le droit de commencer les travaux d’expansion de son pipeline qui traverse la municipalité de Burnaby. L’entreprise accuse la Ville de volontairement retarder la délivrance de permis nécessaires au début des travaux. L’expansion du pipeline Trans Mountain, qui transporte du pétrole de l’Alberta vers le sud de la côte de la Colombie-Britannique, a été approuvée par l’ONE en mai 2016.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique reconnaît que la cause concerne avant tout l’entreprise et la Ville, mais affirme que le résultat de cette audience pourrait diminuer sa capacité de défendre les intérêts de la province à l’avenir.

La province dit s’opposer en particulier à une demande de Kinder Morgan, qui souhaite que l’ONE mette en place un processus qui lui permettrait de traiter plus rapidement de futures contestations du projet Trans Mountain.

L’Alberta entend elle aussi participer à la bataille juridique. La province a fait parvenir à l’Office national de l’énergie une demande pour participer aux audiences. La première ministre de l’Alberta, Rachel Notley, réfute les arguments de la Colombie-Britannique et entend défendre Kinder Morgan.

Le gouvernement de la Colombie-Britannique avait annoncé cet été qu’il entendait participer activement à différentes causes judiciaires portant sur l’expansion du pipeline Trans Mountain.

Le maire de Burnaby, Derek Corrigan s’était de son côté dit insulté par la démarche de Kinder Morgan. Il dit que les fonctionnaires municipaux chargés d’accorder les permis travaillent de façon indépendante et qu’il n’a pas le pouvoir d’accélérer ou de freiner le processus.

L’expansion du pipeline Trans Mountain ferait passer sa capacité de 300 000 à 890 000 barils de pétrole par jour.

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