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TransCanada se dit prête à intervenir rapidement et partout en cas d'accident

Dès le début des audiences de l'Office national de l'énergie (ONE), lundi matin, les promoteurs du projet Énergie Est ont tenté de se faire rassurants sur la capacité de l'entreprise albertaine à intervenir rapidement en cas d'accident.

Des organismes environnementaux, dont Nature Canada et le Sierra Club, sont aussi présents à l'ouverture des audiences de l'office fédéral, à Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Le vice-président d'Énergie Est pour le Québec et le Nouveau-Brunswick, John Van der Put, a d'entrée de jeu soutenu qu'en cas de déversement, le promoteur, TransCanada, serait en mesure de déployer du personnel sur place en trois heures, et de l'équipement en six heures.

M. Van der Put a expliqué que TransCanada (TSX:TRP) élabore un plan d'urgence propre à chaque section du tracé de 4500 km, afin de s'assurer qu'en cas d'accident, ces objectifs d'intervention rapide seraient atteints partout.

L'oléoduc Énergie Est, un projet de 15,7 milliards de dollars, transporterait 1,1 million de barils de pétrole brut par jour des sables bitumineux de l'Alberta jusqu'aux raffineries et au port de Saint-Jean, traversant donc cinq provinces.

Les audiences de l'ONE sur le projet Énergie Est se tiendront dans neuf autres villes du Canada au cours des prochains mois, pour se conclure en décembre à Kingston, en Ontario. L'Office national de l'énergie produira un rapport à la suite de cet exercice. Le document est attendu au plus tard le 16 mars 2018.

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Une occasion de poser des questions

En tout, 337 personnes devraient se prononcer sur l'avenir du projet de TransCanada lors de ces audiences. « On entendra les personnes les plus touchées par le projet ou qui ont l'expertise pour permettre au comité d'analyser le projet », explique Marc Drolet, un porte-parole de l'ONE, en entrevue à l'émission Le réveil / Nouveau-Brunswick.

Il explique que les intervenants disposent de 10 minutes pour faire leur présentation et poser des questions à TransCanada. Les représentants de l'entreprise auront ensuite 10 minutes pour y répondre.

Un accueil mitigé

Le coût du projet d'oléoduc de 4500 km est estimé à 15,7 milliards de dollars. Grâce à cette infrastructure, TransCanada prévoit acheminer chaque jour plus d'un million de barils de pétrole lourd de l'ouest du pays à des raffineries de l'est et jusqu'au terminal maritime de Saint-Jean, au Nouveau-Brunswick.

Le projet de TransCanada ne fait pas l'unanimité. Ses partisans vantent des avantages économiques, tandis que ses opposants craignent des conséquences sur l'environnement.

Au Nouveau-Brunswick, la Ville d'Edmundston, notamment, s'oppose au passage de l'oléoduc dans son bassin hydrographique. Dans la région de Saint-Jean, par contre, le projet suscite beaucoup d'espoirs de retombées économiques.

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