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Travail saisonnier et assurance-emploi : regain d’inquiétude au Nouveau-Brunswick

L'augmentation récente du nombre d'heures de travail requises pour toucher des prestations d'assurance-emploi dans la région économique de Restigouche-Albert, au Nouveau-Brunswick, plonge de nombreux travailleurs dans l'inquiétude, selon un porte-parole.

Depuis le 8 juillet, les personnes exerçant des emplois saisonniers doivent travailler pendant 525 heures pour toucher des prestations régulières pendant au moins 21 semaines, alors qu'il leur fallait auparavant 490 heures de travail pour au moins 23 semaines de prestations.

Le changement s'explique par l'amélioration de l'emploi dans la région économique de Restigouche-Albert. Une baisse du taux de chômage a entraîné un resserrement des critères d’admissibilité aux prestations d'assurance-emploi.

Plusieurs travailleurs craignent qu’ils ne puissent accumuler autant d’heures de travail, selon Fernand Thibodeau, porte-parole du comité d'action de l'assurance-emploi. Il dit recevoir de nombreux appels de leur part.

« Les gens vivent l’insécurité totale, affirme Fernand Thibodeau. Les gens, pour faire 525 heures, ça va être très difficile pour eux autres cette année, même dans les usines de poissons, même dans le travail de la construction, peu importe le travail saisonnier cette année. Si tu prends un bûcheron aussi, il ne va pas faire 17 semaines [de travail], il va faire peut-être 10 ou 12 semaines. »

Le comité d'action de l'assurance-emploi des travailleurs saisonniers réclame des changements à la région économique de Restigouche Albert, qui englobe une grande partie de la province.

« La zone doit être révisée. Nous, c’est ce qu’on demande. On demande aussi au niveau des heures que ce soit descendu, qu’il y ait à peu près 420 heures, [...] et que ce soit à 30 ou 35 semaines au niveau de l’assurance-emploi équitablement pour tous ces gens-là », explique Fernand Thibodeau.

Le comité attend que le fédéral confirme la date d’une prochaine réunion pour poursuivre les discussions, ajoute M. Thibodeau.

Radio-Canada Acadie tente d’obtenir des réactions du député d’Acadie-Bathurst, Serge Cormier.