Pour calmer la grogne des employeurs, Travail sécuritaire Nouveau-Brunswick prend des risques qui pourraient se retourner contre les travailleurs, mais aussi contre les employeurs.

Travail sécuritaire a annoncé des cotisations aux employeurs moins élevées que prévues pour 2018, mais en prenant des risques. De l’aveu de Dorine Pirie, la présidente du conseil d’administration, une crise semblable à celle des années 1990 est même possible, si tout ne va pas comme prévu.

« C’est un risque mesuré », assure Dorine Pirie. Toutefois, si en 2018 les prestations aux travailleurs accidentés devaient dépasser les cotisations récoltées, malgré les mesures prises, Travail sécuritaire devrait imposer une surcharge aux employeurs pour les 5 années suivantes.

« Quand Travail sécuritaire a annoncé le taux de cotisation pour 2018, il n’a pas été question de possible surcharge », déplore Joel Richardson, de l’organisme Manufacturiers et Exportateurs du Canada.

Selon lui, le risque que prend Travail sécuritaire est beaucoup trop grand.

Décision sur la rétroactivité

Tim Petersen, le président-directeur général de Travail sécuritaire Nouveau-Brunswick, explique qu’une décision du Tribunal d’appel sur la rétroactivité de certaines décisions pourrait coûter des centaines de millions de dollars, à moins que des changements législatifs ne soient apportés.

Et les investissements de l’organisme ne sont pas à l’abri de fluctuations négatives sur les marchés financiers. « Les conséquences pourraient être importantes pour la province, les employeurs et les employés », selon M. Petersen.

Si des changements législatifs sont apportés, le critique conservateur Bruce Fitch souhaite que le gouvernement tienne compte des recommandations du comité de travail qui se penche justement sur toute cette question.

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