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Trois points de vente de plus et 15 000 kg de cannabis en Nouvelle-Écosse

Trois succursales supplémentaires de la Société provinciale des alcools (NSLC) vendront du cannabis en Nouvelle-Écosse, portant le nombre de points de vente à 12 dans la province.

Ces trois nouvelles succursales seront situées à Antigonish, Bridgewater et New Minas, a annoncé le gouvernement provincial.

Elles s’ajoutent à 8 autres magasins de la NSLC qui vendront alcool et cannabis, en plus d’un magasin à Halifax qui ne vendra que du cannabis.

Malgré l’ajout de ces trois points de vente, c’est en Nouvelle-Écosse que les consommateurs des Maritimes auront la plus longue distance à parcourir pour se procurer du cannabis lorsqu’il deviendra légal au Canada.

En revanche, les comptoirs des magasins de la Société des alcools de la Nouvelle-Écosse ne devraient pas être dégarnis au premier jour de la légalisation, a assuré le chef de la direction de la NSLC, Bret Mitchell, devant un comité de l’Assemblée législative, mercredi.

« Nous prévoyons que dans les 11 succursales qui ne vendent pas que du cannabis, il y a aura environ 150 produits », a dit M. Mitchell.

Pour ce qui est de la succursale de la rue Clyde, à Halifax, où seulement du cannabis sera vendu, M. Mitchell promet une offre de plus de 300 produits.

M. Mitchell a indiqué qu’il y aurait « probablement de 400 à 450 » produits du cannabis disponible en ligne sur le site de la NSLC.

Le chef de la direction de la NSLC estime que la Société des alcools aura initialement besoin d’avoir 15 000 kg de cannabis en stock par an.

Peu de cannabis produit localement en Nouvelle-Écosse

Les produits locaux du cannabis ne seront pas bien représentés en Nouvelle-Écosse lors de la légalisation, met toutefois en garde Bret Mitchell, qui espère voir la situation s’améliorer rapidement.

Il explique que 12 fournisseurs potentiels en Nouvelle-Écosse se sont manifestés, mais n’ont pas encore reçu l’assentiment du gouvernement fédéral.

« Ils ne peuvent pas cultiver tant qu’il n’ont pas de permis de culture », dit-il. « Lorsqu’ils l’auront, ils pourront commencer à faire pousser, et lorsqu’ils auront réussi et auront fait approuver deux récoltes, je crois, par Santé Canada, ils pourront faire une demande pour un permis de vente et ils pourront nous en vendre. »

Si ces 12 producteurs pouvaient aller de l'avant, M. Mitchell estime qu'ils produiraient 50 000 kg de cannabis local en un an.

Possibilité d'assouplir la politique sur les antécédents judiciaires

La NSLC prévoit engager de 80 à 85 personnes formées pour vendre du cannabis. La Société compte présentement 1400 préposés dans ses magasins.

Par ailleurs, la NSLC envisage d’assouplir sa politique, qui est de n’engager que des employés au casier judiciaire vierge. D’avoir été trouvé coupable de possession simple de marijuana, par exemple, n’entraînerait plus le rejet d’une candidature. M. Mitchell ne peut toutefois rien annoncer en ce sens pour le moment, mais indique que cette idée est à l’étude.

Avec les informations de Jean Laroche de CBC