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Troisième soir de manifestation en N.-É. contre un contrat de travail imposé aux enseignants

Une manifestation se tient devant l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse jeudi pour une troisième soirée consécutive contre le projet de loi 75.

La manifestation se déroule pendant qu'à l'intérieur, les membres de l'Assemblée législative débattent du projet de loi déposé par le gouvernement McNeil pour imposer un nouveau contrat de travail aux 9300 enseignants de la province et mettre fin à la grève du zèle.

Les manifestants, parmi lesquels se trouvent des enseignants, d'autres syndiqués et des citoyens, affirment qu'ils n'ont pas l'intention de bouger. « On va manifester toute la nuit et toute la journée [vendredi] afin de mettre la pression sur le gouvernement pour qu'il rejette le projet de loi », a déclaré Sue Larivière-Jenkins, membre du syndicat des enseignants de la province.

Les enseignants ont annoncé une grève générale vendredi pour la première fois en 122 ans d'histoire. Une grande manifestation est prévue le même jour à Halifax. Des délégations venues d'autres régions dans la province sont attendues.

Le gouvernement de Stephen McNeil a entamé un véritable marathon législatif mardi afin de faire adopter son projet de loi. Le projet de loi 75 pourrait en principe être adopté jeudi soir, mais on croit peu probable que ce soit que le cas parce que les partis d'opposition doivent donner leur accord. Or, lors de la deuxième lecture mercredi, tous les députés d'opposition ont voté contre le projet de loi.

Des enseignants racontent ce qu'ils vivent en classe

Pendant ce temps, le comité de modifications aux lois de l'Assemblée législative a continué jeudi à entendre les interventions du public sur les façons d'améliorer le projet de loi. De nombreux enseignants ont cependant plutôt parlé des situations auxquelles ils font face en salle de classe. Certains affirment avoir subi de la violence de la part des élèves.

Le comité a entendu les interventions du public jusqu'à 20 h. Environ 400 personnes avaient demandé à être entendues, mais seulement une centaine pouvaient faire une présentation.

Une motion présentée pour prolonger la période d'intervention a été rejetée par les membres libéraux majoritaires au sein du comité.