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Trop de taxis à Moncton : les chauffeurs en difficulté

Alors que le nombre de chauffeurs de taxi a plus que doublé entre 2015 et 2016 à Moncton, au Nouveau-Brunswick, ces derniers avouent avoir du mal à joindre les deux bouts.

Le nombre de permis de chauffeur taxi à Moncton est passé de 159 en 2015, à 371 en 2016. Le nombre de voitures enregistrées a quant à lui presque doublé, passant de 127 en 2015, à 207 en 2016.

« C’est difficile pour nous de dire maintenant la raison qui explique cette hausse », réagit la porte-parole de la Ville de Moncton, Isabelle LeBlanc.

Il n’y a pas de seuil maximum pour délivrer des permis de chauffeur de taxi à Moncton. « Il n’a jamais été nécessaire d’en avoir », répond Mme LeBlanc.

Le nombre d’heures de travail sur les routes n’est pas non plus objet d’une législation, à Moncton.

Un danger potentiel

Sylva McLaughlin, un chauffeur de taxi monctonien, pense que cela va causer des accidents un jour.

Les tarifs échelonnés font en sorte que les chauffeurs conduisent plus longtemps pendant leur journée de travail. Beaucoup de chauffeurs de taxi admettent qu’ils travaillent plus de 80 heures par semaine, et parfois plus de 20 heures d’affilée.

« On ne gagne pas assez par course, ce qui nous fait gagner que trop peu par heure », explique Sylva McLaughlin.

Un autre chauffeur indique qu’il vient de travailler 30 jours d’affilée, sans jour de congé, parce qu’il n’a pas assez de courses pour arriver à en vivre.

Les chauffeurs qui possèdent eux-mêmes leur voiture paient environ 500 dollars de frais fixes par semaine. Cela comprend les permis, l’essence et une taxe hebdomadaire qui revient aux répartiteurs, comme Air Cab et White Cab.