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Trou noir : choisir entre la formation et les manifestations

Une trentaine de chômeurs participent actuellement au programme gouvernemental de formation en attendant la reprise du travail saisonnier au Nouveau-Brunswick. Pendant ce temps, environ 250 personnes ont manifesté à Shediac, mercredi, pour lutter contre le trou noir de l'assurance-emploi.

Se retrouver du jour au lendemain sans revenu, c’est ce qu’a vécu Carole LeBouthillier durant la fin de semaine de Pâques. L’interprète au Village historique acadien est travailleuse saisonnière depuis huit ans, mais cette année, elle s’apprêtait à faire face au trou noir pendant plusieurs semaines.

Elle a donc vu le programme de formation et d’expérience en milieu de travail des gouvernements fédéral et provincial comme une solution. Elle suit une formation à Bertrand, dans la Péninsule acadienne, depuis la semaine dernière et, dès la semaine prochaine, elle bénéficiera d’une nouvelle expérience sur le marché du travail.

« J'ai eu la chance d'avoir un emploi dans un organisme à but non lucratif qui va me donner un salaire, mais aussi des semaines assurables », dit-elle.

« On a des partenariats avec les municipalités, les organismes à but non lucratif puis on a des postes de disponibles qui ne sont toujours pas comblés », explique Régine Lanteigne, gestionnaire du programme des travailleurs saisonniers au Centre de bénévolat de la Péninsule acadienne.

Pour l’instant, 102 Néo-Brunswickois ont demandé de l'information sur ce programme. De ce nombre, 73 personnes sont admissibles à suivre un programme de formation ou à participer à une expérience de travail financé par le gouvernement fédéral.

250 personnes manifestent à Shediac

Plusieurs chômeurs sont toutefois insatisfaits de ce programme de formation. Près de 250 personnes se sont rassemblées mercredi à Shediac pour exprimer leur mécontentement.

Beaucoup d’entre eux ne voient pas les bénéfices de retourner sur les bancs d’école après un certain âge.

Par ailleurs, plusieurs personnes rencontrées lors des différentes manifestations contre le trou noir expliquent avoir des difficultés d’apprentissage, ce qui rend le retour sur les bancs d’école plus compliqué. D’autres affirment que leurs obligations familiales ne leur permettent pas d’aller en formation, malgré le fait que le programme prévoit une aide financière pour faire garder les enfants.

Avec les informations de François Vigneault et Pierre-Alexandre Bolduc

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