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Trump au pouvoir : peut-être une bonne nouvelle pour les entreprises canadiennes

Le slogan Buy American cher au président Donald Trump pourrait être une bonne chose pour le Canada, selon des entrepreneurs du sud-ouest de l'Ontario.

À peine quelques jours après son investiture, Donald Trump a déjà retiré les États-Unis de l’entente sur le Partenariat transpacifique et s’est engagé à renégocier l’ALENA.

Ces changements inquiètent au Canada pour l’avenir des relations avec les États-Unis, surtout quand il est question de l’industrie automobile.

Mais certaines voix s’élèvent dans la région de Windsor pour contredire cette impression générale.

Pour Mike Jenner, directeur de l’usine Laval Tool and Mold qui fabrique des outils à Maidstone, cette politique pourrait être payante pour les entreprises d’ici.

« Je pense que le Canada a toujours des cartes en main. Les États-Unis ont besoin de notre pétrole et nous sommes un énorme partenaire commercial aujourd’hui. Je pense qu’il y a moyen d’en avoir plus ici, et un peu moins avec le Mexique »,

M. Jenner estime que Donald Trump pourrait être simplement ce dont le pays a besoin.

Une chance pour l'industrie automobile

Le président du syndicat qui représente les travailleurs de l’auto au Canada n’est pas non plus extrêmement préoccupé par le projet de renégociation de l’ALENA de Trump.

Pour Jerry Dias, Donald Trump veut engager une discussion nécessaire sur le commerce.

« Il y a d’énormes possibilités au Canada si nos gouvernements participent au processus de décision, ce qu’ils peuvent faire et devraient faire. », souligne-t-il.

Selon M. Dias, le Canada a perdu des milliers d’emplois dans l’industrie automobile sous l’ALENA. Il pense qu'une nouvelle approche pourrait permettre de garder des emplois de ce côté de la frontière.

L'Ontario doit prendre sa place

De son côté, Monte McNaughton, porte-parole du Parti conservateur de l’Ontario en matière de développement économique et député de Lambton-Essex-Middlesex, estime que l’Ontario devrait avoir des discussions concrètes sur son rôle comme partenaire commercial des États-Unis.

Dans ce sens, il précise que la province doit tendre la main à la nouvelle administration américaine et contacter tous les représentants des États afin de s’assurer d’avoir des rencontres avec eux.

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