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TVP sur les ventes de maisons: encore trop tôt pour évaluer l'impact

Les constructeurs de maisons de la Saskatchewan estiment qu'il est encore trop tôt pour évaluer l'impact à long terme qu'aura le fait de faire payer la taxe de vente provinciale sur les nouvelles maisons, mais disent tout de même déjà observer des effets négatifs.

Depuis le 1er avril, les entreprises du secteur doivent collecter les 6 % de la taxe de vente provinciale sur les contrats pour les nouvelles maisons et les contrats qui concernent des rénovations de maisons destinées à être revendues.Cette mesure fait partie du plan du gouvernement provincial pour compenser les pertes de revenus.

Jason Duke, président de la Saskatchewan Construction Association affirme que son entreprise a perdu environ 2 à 5 % de son business de construction annuel à cause de clients qui reportent un projet et de concurrents qui officient sur le marché noir et travaillent « sous la table ».« Nous sommes honnêtes, nous faisons partie de plusieurs organisations et nous faisons payer les taxes de vente provinciale et fédérale, et maintenant je me retrouve en concurrence directe avec des personnes qui ne font rien payer », dit Jason Duke.Concurrence d'autres provincesDepuis le 1er avril, les entreprises sont exemptées de la taxe de vente provinciale sur les matériaux, mais pas sur les équipements, tels que les véhicules.Jason Duke estime que cette dernière disposition désavantage certaines entreprises saskatchewanaises, qui doivent payer la taxe lorsqu’elles louent des véhicules, par rapport aux entreprises qui viennent d’autres provinces.« Si le gouvernement essayait vraiment de nous aider comme il l’affirme, il pourrait annuler cette taxe sur les équipements », argue-t-il.La présidente-directrice générale de la Saskatoon & Region Home Builders' Association estime elle aussi qu’il faudra plus de temps pour mieux mesurer l’impact des récentes mesures gouvernementales, mais elle dit tout de même s’inquiéter du fait que ces mesures pénalisent certains types d’acheteurs.« Ça touche de manière disproportionnée ceux qui essaient d’entrer sur le marché, soit les familles et les personnes de la génération du millénaire », affirme-t-elle.

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