L'entreprise Uber soutient que le nombre de courses effectuées par ses chauffeurs à Québec a connu « une forte augmentation » depuis l'entrée en vigueur, l'automne dernier, du projet pilote qui encadre ses activités. Elle refuse toutefois de divulguer des chiffres qui appuient cette affirmation.

« Malheureusement, je ne suis pas en mesure de partager exactement le nombre de courses qu’on fait à Québec. On est dans une entreprise privée, c’est des chiffres qu’on nous demande de garder confidentiels », a expliqué jeudi le directeur général d’Uber au Québec, Jean-Nicolas Guillemette, lors d’un point de presse dans la capitale nationale.

À défaut de fournir des données sur le nombre de courses effectuées par ses « partenaires-chauffeurs », M. Guillemette a partagé des informations sur le nombre d’utilisateurs de ses services.

Au cours des trois derniers mois, plus de 16 000 personnes auraient utilisé la plateforme Uber à plus d’une reprise à Québec. Au cours de la même période, près de 500 chauffeurs auraient réalisé plus d’une course dans la capitale.

« Le nombre de clients sur les trois derniers mois, c’est l’information qui n’est pas nécessairement confidentielle. Malheureusement, le nombre de courses, c’est des informations qu’on ne partage pas », a martelé le directeur général d’Uber au Québec.

Combattre « l'auto en solo »

Jean-Nicolas Guillemette dit avoir constaté que les Québécois sont de plus en plus nombreux à vouloir revoir leur façon de se déplacer, notamment pour réduire la part de leur budget alloué au transport. Il mentionne que le service offert par Uber contribue à diminuer la congestion routière et l’utilisation de « l’auto en solo ».

On est à Québec pour y rester [et] notre mission est claire : on veut offrir une alternative à la voiture solo et contribuer au développement du cocktail des transports dans la région.

Jean-Nicolas Guillemette, directeur général d’Uber au Québec

Jean-Nicolas Guillemette avait invité les médias à une rencontre de presse dans les nouveaux locaux d’Uber situés sur la rue Saint-Joseph Est, dans le quartier Saint-Roch, afin de souligner le deuxième anniversaire de sa présence à Québec.

L’événement coïncidait avec la décision de la Cour suprême du Canada d’entendre la cause d’Uber, qui souhaitait empêcher Revenu Québec d’ouvrir des documents et des données saisis en mai 2015.