Retour

Un avis d’ébullition qui coûte cher aux commerçants de Sept-Îles

Des commerçants de Sept-Îles font les frais de l'avis d'ébullition préventif qui est en vigueur depuis mercredi matin sur la majorité du territoire de la municipalité.

Des tests sont toujours en cours pour vérifier la qualité de l'eau, à la suite de plusieurs bris de conduites qui sont survenus sur le territoire de la ville cette semaine. Pendant ce temps, les commerçants doivent assumer certaines dépenses pour continuer de servir leurs clients.

La Poissonnerie Fortier à Sept-Îles est en plein coeur de sa saison de transformation de la crevette. L'avis d'ébullition préventif qui est en vigueur mercredi cause bien des maux de tête à ses propriétaires. Ils doivent s'approvisionner en eau embouteillée et en glace pour refroidir les crustacés après la cuisson.

La facture s'élève à plus de 1000 dollars par journée de production. C’est pourquoi ils n'entendent pas commencer la transformation du crabe des neiges, alors que la saison s'amorce aujourd'hui à Sept-Îles.

En temps normal, le commerçant achète le crabe vivant et le transforme à son usine ce qui coûte moins cher que de l'acheter de quelqu'un d'autre.

Depuis mercredi, les citoyens tout comme les commerçants doivent faire bouillir leur eau une minute avant de la consommer ou de l'utiliser pour nettoyer la vaisselle.

Devant ces contraintes, certains restaurateurs ont carrément décidé de fermer boutique temporairement.

Et pour ceux qui décident d'opérer malgré tout, une organisation accrue est de mise.

« Un restaurant, c'est en quantité industrielle donc on fait bouillir de l'eau presque à longueur de journée pour pouvoir en avoir tout le temps de disponible, la vaisselle c'est la même chose, explique Dominique Huard, chef propriétaire, Tartine et Babeurre. On bout de l'eau pour avoir de l'eau pour faire la vaisselle, donc ça a beaucoup d'impact. »

La ville de Sept-Îles prévoit que la levée de l'avis d'ébullition préventif pourrait avoir lieu mercredi prochain, une semaine après son entrée en vigueur.

Pendant ce temps, les commerçants s’impatientent, certains entendent même réclamer un dédommagement à la municipalité.

D’après les informations de Katy Larouche

Plus d'articles

Commentaires