Retour

Un Calgarien invite les entreprises à dédramatiser le débat sur le salaire minimum

Entre la taxe sur le carbone, le salaire minimum et d'autres coûts croissants tels que la taxe fédérale sur l'alcool, les restaurateurs de Calgary font face à de nombreux défis. Certains entrepreneurs estiment toutefois que les grandes entreprises exagèrent les conséquences sur les coûts de la main-d'oeuvre et les invitent à faire preuve de plus de perspective dans leurs discussions.

Andy Fennell, propriétaire du Gravity Espresso and Wine Bar, à Inglewood, dénonce le fait qu'on entend seulement parler des grandes sociétés qui se plaignent des augmentations du salaire minimum dans l'ensemble du Canada et de la modification des lois applicables à la rémunération pour les jours fériés en Alberta. Il affirme que les difficultés ne sont pas insurmontables.

Selon M. Fennell, il y a beaucoup de propriétaires de petites entreprises qui comprennent les aspects financiers de la gestion d'un café ou d'un restaurant. Il affirme qu’ils sont tous conscients que, pour les grandes entreprises, ces changements représentent « une goutte dans l'océan ».

M. Fennell dit qu'il n'a pas tendance à faire connaître ce qu'il pense, mais espère qu'il pourra encourager les autres propriétaires d'entreprises à faire place aux échanges et à la discussion, plutôt qu'à rester focalisé sur des positions extrêmes.

Alors que M. Fennell repense certaines de ses pratiques commerciales, Carolina Lopez, propriétaire du restaurant Minas Brazilian Steakhouse, envisage d'autres solutions comme l'augmentation des prix dans son restaurant. Elle pense aussi moins faire appel à des employés saisonniers.

Carolina Lopez affirme que ce n'est pas l'augmentation en soi qui l'inquiète, mais le grand nombre de changements qui arrivent tous à la fois.