Alors que l'été bat son plein, un entrepreneur de Lévis a les deux pieds... dans la neige! Le propriétaire d'Industries Samson multiplie les tests sur son canon à neige qui permet de produire de la neige à des températures bien au-dessus du point de congélation.

« Les canons à neige traditionnels opèrent lorsqu’il fait plus froid que -2,5 degrés Celcius. Quand il fait zéro, ils ne peuvent pas faire de la neige, tandis que nous, on peut en faire jusqu’à 15 ou 20 degrés Celsius sans aucun problème. On a même fait de la neige à 28,9 degrés! », raconte Guy Pelchat, propriétaire d’Industries Samson, une compagnie de soudure spécialisée notamment en remontées mécaniques.

Depuis trois ans, l’homme d’affaires et son équipe développent un canon à neige appelé SnöFlake qui pourrait permettre de devancer de plusieurs semaines les saisons de ski.

Mercredi, la machine a réussi le test de production de neige artificielle pendant 24 heures d'affilée en plein été.

L’équipement, installé dans un grand conteneur, peut produire 110 mètres cubes de neige par jour. Les concepteurs tentent d’augmenter sa productivité à 120 mètres cubes par jour.

« Pour faire de la neige, on joue sur l’indice de masse. Un flocon de neige va avoir un indice de masse d’environ 40 % eau, 60 % air. Nous, c’est 100 % eau. C’est pour ça que la neige fond moins », explique Guy Pelchat.

L’entrepreneur vante les qualités écoénergétiques du SnöFlake, qui serait moins énergivore que les autres. Son système de propulsion permet d’envoyer la neige jusqu’à 80 mètres.

Le produit, qui se vend 480 000 $, suscite l’intérêt ailleurs dans le monde. Un premier canon a été vendu en Australie et l’Asie s’y intéresserait.

« On commence, c’est embryonnaire pour l’instant. J’ai des demandes en Australie, j’ai des pays d’Asie qui veulent m’en prendre plusieurs dizaines. On est en négociation actuellement. »

Pour l’instant, le marché international semble plus porteur que le Québec pour Industries Samson.

« Le Québec est moins frappé par les changements climatiques que les autres endroits dans le monde. Je dirais que l’avenir du ski alpin dans certains centres de l’Asie dépend des machines comme ça », affirme M. Pelchat.

L'Australie vient aussi de connaître son mois de juillet - le cœur de l’hiver - le plus chaud en 107 ans.

D’éventuelles commandes signifieraient l’embauche de 20 à 30 employés pour l’entreprise de Lévis.

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