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Un centre commercial virtuel voit le jour au Centre-du-Québec

Les gens d'affaires du Centre-du-Québec ont un nouvel outil pour promouvoir l'achat en ligne : un centre commercial virtuel. On retrouve sur le site vitrinecentreduquebec.ca une centaine de commerçants.

Ses concepteurs y voient la solution pour éviter les fuites commerciales au profit de grands joueurs étrangers. Devant l'explosion des achats en ligne faits hors du Québec François Charron, entrepreneur du web bien connu, a lancé un premier centre commercial virtuel dans le Centre-du-Québec qui a pour objectif de favoriser l'achat local.

« L'an dernier, on a dépensé 8 milliards de dollars sur le web, mais à cause de l'absence des PME sur le web, on achète ailleurs. Trois dollars sur quatre dépensés par les Québécois sortent de la province! » donne-t-il en exemple.

Une centaine de marchands ont, jusqu'ici, adhéré à ce concept pour pallier leur absence du web et faire valoir leurs produits sur le site d'achats en ligne. « [On leur offre] tous les outils qu'une PME a besoin pour prendre le virage web de façon simple quand on est néophyte pour un petit prix à 20 $ par mois », explique M. Charron.

L'outil est apprécié de cette chef d'entreprise drummondvilloise. « C'est pour m'aider à aller chercher une business que je ne serais pas capable nécessairement d'aller chercher autrement à moins d'engager un programmeur et des gens pour faire de la gestion », soutient Guylaine Vachon.

Selon le professeur à HEC Montréal, Jacques Nantel, le modèle est certes louable, mais peut-être pas optimal. « D'avoir plein de sites hébergés au même endroit, selon la formule d'un centre commercial, quant à moi, c'est dépassé. Aujourd'hui, un consommateur veut pouvoir avoir l'ensemble des offres en un clic, peu importe où elle se trouve et aussi de se les faire livrer de façon coordonnée. »

François Charron reste néanmoins convaincu que son concept a sa raison d'être.

Commerce Drummond y voit aussi une avenue intéressante. « Ce n'est pas la solution, c'est une solution. Ce qu'il faut vraiment lancer comme message, c'est que l'on est rendu là et qu'on n'a plus le choix d'être en ligne », rappelle le directeur général de l'organisme, Guy Drouin.

L'homme d'affaires prévoit inaugurer d'autres centres commerciaux virtuels ailleurs au Québec dans les prochaines semaines.

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