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Un chalet au bord de l'eau, un rêve de plus en plus cher en Colombie-Britannique

Le prix moyen d'une résidence récréative en Colombie-Britannique est le deuxième plus élevé au Canada, en raison d'un inventaire limité et la frénésie du marché des résidences principales dans le Grand Vancouver, souligne un rapport de l'agence immobilière Royal LePage.

Un texte de Nahila Bendali

« Les Canadiens choisissent la Colombie-Britannique à cause des montagnes, de l’océan, des lacs non pollués », lance l’agent immobilier basé à Victoria Roger Lévesque. La beauté naturelle de l’environnement et le mode de vie plus lent de la côte ouest font que la province et l’île de Vancouver sont des endroits prisés pour avoir un chalet, souligne-t-il.

Le prix moyen d’une résidence récréative s’établit à 595 100 $ en Colombie-Britannique, derrière l’Alberta seulement, et une hausse par rapport à l'an dernier. Le prix moyen au pays est de 439 000 $, selon le rapport de Royal LePage. Sur l’île de Vancouver, les résidences en bordure de lac et en montagne sont les plus populaires, constate M. Lévesque.

« Beaucoup de gens ne veulent pas vendre leur résidence secondaire. Ils attendent que le marché augmente encore plus, et cet inventaire assez réduit pousse le prix encore plus haut », explique l’agent immobilier.

Sur l’île de Vancouver, c’est une tendance qu’on retrouve dans toutes les régions, précise l’agent immobilier. Les limites au développement ajoutent un autre défi à l’augmentation de l’inventaire, ajoute-t-il.

L'influence du marché immobilier principal

L’influence de la frénésie du marché du Grand Vancouver offre également un élément de réponse quant à la hausse des prix des résidences récréatives, souligne le rapport. « Beaucoup de gens ont fait de l’argent sur leur propriété principale et ils peuvent prendre une propriété récréative sans aucune hypothèque », explique Roger Lévesque. Cette tendance s’observe également du côté de Toronto, estime le rapport de Royal LePage.

Ces prix élevés rendent les propriétés accessibles surtout aux gens établis, aux boomers et ceux qui se rapprochent de la retraite, estime M. Lévesque. « Ce n’est pas un jeune couple qui pense à commencer une famille qui va se payer une maison secondaire », précise-t-il. Il ajoute que le concept de résidence récréative partagée est toutefois plus populaire, et plus abordable pour les jeunes familles.

Acheteurs étrangers

La part d’acheteurs étrangers reste en dessous de 10 % en Colombie-Britannique pour les chalets, peut-on lire dans le rapport de Royal LePage. Toutefois, précise Roger Lévesque, les acheteurs américains profitent de la faiblesse du huard pour faire des affaires, dit-il.

Là où les acheteurs étrangers sont omniprésents, croit M. Lévesque, c’est dans les propriétés sur les côtes, qui sont beaucoup plus chères. « À Victoria [les acheteurs étrangers] achètent des propriétés sur l’eau, c’est des maisons à cinq, six millions de dollars. Ce n’est pas le monde normal qui achète ça », indique-t-il. Roger Lévesque observe un phénomène similaire sur les côtes de l’est du pays.

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