Lockheed Martin Canada, qui a racheté Aveos, a obtenu un important contrat avec le transporteur américain Air Wisconsin. Une excellente nouvelle pour les quelque 400 salariés et contractuels dont l'ancien employeur a failli complètement disparaître.

Un texte de Bahador Zabihiyan

Le contrat obtenu par Lockheed Martin Canada est d'une valeur de plusieurs dizaines de millions de dollars sur une durée de cinq ans (avec deux options de deux ans).

Il s'agit d'un contrat « d'exclusivité » pour effectuer la maintenance des moteurs d'avion de ce transporteur aérien. « C'est un très gros contrat », se félicite Jim Andrews, vice-président à Lockheed Martin Commercial Engine Solutions.

Air Wisconsin offre des vols régionaux en Amérique du Nord pour le compte d'American Airlines. 

Les moteurs réparés sont ceux utilisés sur les CRJ-200 de Bombardier.

Il n'y aura pas de création d'emplois, mais le contrat, de par son importance, va permettre de maintenir plus de 400 emplois permanents et temporaires à Montréal, indique M. Andrews.

Plus tôt cette année, Lockheed Martin Canada avait annoncé un autre contrat important sur son site de Montréal.

D'Aveos à Lockheed Martin Canada

À son apogée, Aveos employait plus de 4200 personnes à Montréal. L'entreprise avait subitement annoncé qu'elle fermait ses usines en 2012, car le volume de contrats provenant de son principal client, Air Canada, était nettement insuffisant.

L'année suivante, Lockheed Martin Canada avait annoncé qu'elle rachetait les divisions de réparations et de maintenance des moteurs d'avions d'Aveos.

M. Andrews indique que près de 70 % des employés de la division de Lockheed Martin à Montréal sont d'anciens d'Aveos, incluant lui-même.

Lockheed Martin a apporté selon lui d'importantes avancées technologiques au sein de l'entité d'Aveos qu'elle a rachetée. « On a pris nos recettes d'origine et on a pris beaucoup du savoir-faire de Lockheed Martin pour faire les choses mieux, plus vite et moins cher », dit M. Andrews.

Il souligne aussi la collaboration entre Lockheed Martin, Québec et Ottawa pour pouvoir maintenir la division des engins commerciaux de l'ex-Aveos à Montréal.

« C'est quelque chose sur lequel Lockheed Martin et les gouvernements [provincial et fédéral] ont travaillé ensemble », affirme M. Andrews.

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