Retour

Un guide au Nouveau-Brunswick pour se démarquer sur les réseaux sociaux

Un nouveau guide publié au Nouveau-Brunswick a comme objectif d'aider les agriculteurs, pêcheurs, aquaculteurs et autres producteurs de boissons et d'aliments locaux à promouvoir et à commercialiser leurs produits en ligne.

Le document est publié par l’Alliance agricole du Nouveau-Brunswick et le gouvernement provincial. Il a été lancé jeudi.

Les lecteurs y trouveront des renseignements sur la publicité dans les réseaux sociaux, l’utilisation de mots clés et de filtres photographiques, ou encore la gestion des trolls.

Un médium avantageux, selon des utilisateurs

Plusieurs producteurs agricoles dans la province sont déjà actifs sur les réseaux sociaux. C’est le cas, entre autres, de la ferme urbaine Local by Atta, à Moncton, qui privilégie cette forme de communication.

« Souvent, ce sont des photos du marché, les samedis matins, où ce qui se passe ici à notre ferme. Par exemple, dimanche, on a une journée porte ouverte. Donc c’est sur Facebook qu’on communique ça. Mais on utilise aussi de temps en temps Instagram et Twitter. On ne fait pas de promotion traditionnelle dans les journaux ou à la télévision. C’est tout sur Facebook. C’est le futur pour une petite ferme comme la nôtre », explique Julian Howatt, copropriétaire de Local by Atta.

Se faire connaître au bon moment

La promotion dans les réseaux sociaux exige du temps. Certaines entreprises, dont le Verger Belliveau, à Memramcook, emploient du personnel pour gérer ces communications.

D’autres agriculteurs et producteurs n’ont pas toujours le temps ou les moyens de faire cela. Il est plus difficile d’être très actif sur les réseaux sociaux en été dans le cas de la ferme Terre partagée, à Rogersville, en raison de la quantité de travail à faire à ce moment, explique l’agriculteur Kevin Arseneau. L’hiver, par contre, la ferme publie ses informations à des moments clés pour s’assurer d’une plus grande visibilité.

Les réseaux sociaux offrent à leurs acheteurs de publicité des statistiques précises sur la portée de leurs publications. Julian Howatt apprécie cela.

« On [s’intéresse toujours à savoir] combien de gens regardent ce qu’on met sur Facebook ou Instagram. Pour la journée porte ouverte, on peut voir combien de gens disent qu’ils viennent ou s’intéressent à venir. Donc, c’est très important et très utile pour nous », affirme Julian Howatt.

Plus facile pour la nouvelle génération?

Les réseaux sociaux sont ouverts à tous, et le nouveau guide est assez simple à utiliser, selon l’agriculteur Kevin Arseneau. Il se demande toutefois s’il est plus facile pour les jeunes d’évoluer avec ce médium qui change rapidement.

« Mon beau-père, je ne le verrais pas du tout lire ça et utiliser ça. Ça évolue tellement vite, les médias sociaux et la façon d’interagir sur les médias sociaux. Quelqu’un qui utilise bien les médias sociaux va constamment être à l’affût aussi de ce qui se passe, et relier ça à l’actualité. Ce n’est pas à cause que tu fais un vidéo et que tu le mets sur Facebook que c’est bon », explique M. Arseneau.

Avec les informations de Catherine Dumas