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Un important contrat fédéral échappe à Verreault Navigation

Verreault Navigation soutient qu'une faille dans une loi du gouvernement fédéral lui a fait perdre des contrats ce printemps

Le chantier a soumissionné pour la réparation de deux navires de la société de la Couronne Marine Atlantique, mais c’est une entreprise américaine en Caroline du Sud qui a emporté la mise.

Ces contrats auraient permis de faire travailler près de 200 employés supplémentaires durant deux mois, indique le président de l’entreprise, Richard Beaupré.

Par les années passées, deux navires de la Marine Atlantique ont été réparés au chantier naval des Méchins.

La direction de Verreault Navigation s’explique mal comment le chantier naval américain a pu offrir un prix plus compétitif. « SI tu mets le taux de change, la mobilisation du navire, je ne suis pas capable de calculer un prix », commente Richard Beaupré. L’entreprise a peut-être bénéficié de subventions, croit le PDG de Verreault Navigation.

Il est par ailleurs très difficile d’obtenir des contrats de la part des Américains qui ont des règles beaucoup plus protectionnistes, selon M. Beaupré.

Le PDG de Verreault Navigation souhaite donc que les bateaux qui appartiennent aux Canadiennes puissent être réparés au Canada. « Nos travailleurs dépensent l’argent ici, paient des taxes et l’argent retourne au gouvernement », fait-il valoir.

Appui du député

Mis au courant des faits, le député d'Avignon-La Mitis-Matane-Matapédia, Rémi Massé, indique avoir notamment rencontré les membres du cabinet du ministre des Transports, Marc Garneau, et ceux du cabinet du ministre du Commerce international, François-Philippe Champagne, pour comprendre les motifs de cette décision.

Le député raconte qu’il a été surpris d’apprendre que les sociétés de la Couronne, comme Marine Atlantique, ne sont pas assujetties aux mêmes politiques que les ministères du gouvernement du Canada en matière de contrat dans le secteur maritime. « Lorsqu’ils [les ministères] ont à faire réparer un navire, ils doivent le faire dans la zone où le navire opère », précise le député.

Le député Rémi Massé a depuis entrepris de sensibiliser ses collègues des Communes à la situation.

Le député entend participer à des consultations sur les processus d’appels d’offres afin de faire valoir la nécessité que les sociétés de la Couronne soient assujetties aux mêmes règles que les ministères.

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