Petrowest demande la mise sous séquestre de ses actifs à la Cour du Banc de la Reine de l'Alberta en vue de les liquider, annonce l'entreprise dans un communiqué. L'annonce ne remettrait pas en question la construction du barrage du site C, en Colombie-Britannique.

La demande de Petrowest fait suite à l’exclusion de celle-ci du conglomérat oeuvrant à la construction du barrage hydroélectrique sur la rivière de la Paix, PRHP.

Petrowest indique que les partenaires du projet, dont l’Espagnole Acciona, soutiennent qu'elle a failli à ses obligations en omettant de fournir les 15 millions de dollars de capital, ce à quoi elle s’était engagée. Ils citent l’incapacité de l’entreprise à rembourser ses dettes et sa volonté de se départir de plusieurs actifs pour démontrer l’insolvabilité de la pétrolière.

Selon la décision de PRHP, l'entreprise albertaine perd ses droits de gérance, sa participation dans le conglomérat, l’argent déjà investi et le matériel fourni.

Petrowest n’a pas répondu à l'appel de Radio-Canada. Jointe par courriel, Acciona précise quant à elle que l’exclusion d’un membre du conglomérat de la rivière de la Paix n’aura aucun effet sur le projet du site C.

Problèmes financiers

Petrowest se trouvait déjà dans une situation précaire. Dans son rapport financier du premier trimestre de 2017, l'entreprise affiche une perte nette de 3 292 000 $.

Elle avait déjà repoussé à quelques reprises le paiement de ses dettes en avril et en mai 2017 et contracté un prêt de 12 millions de dollars en mai. Elle en a déjà épuisé les fonds.

La liquidation des actifs sera confiée à la firme Ernst & Young dès que la Cour aura donné son accord.

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