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Un petit insecte menace les colonies d’abeilles du Nouveau-Brunswick

La découverte d'une infestation du petit coléoptère des ruches inquiète grandement le gouvernement du Nouveau-Brunswick, qui investit 100 000 $ par année pour faire croître les colonies d'abeilles dans la province.

L’insecte destructeur est arrivé dans des ruches importées de l’Ontario pour polliniser des bleuetières de la Péninsule acadienne.

Ces insectes s’installent dans les ruches où ils pondent leurs oeufs. Leurs larves finissent souvent par détruire ces ruches en laissant des excréments dans les rayons de miel , ce qui rend le miel impropre à la consommation.

Il est présent dans plusieurs provinces canadiennes, mais le Nouveau-Brunswick avait réussi à s’en prémunir jusqu’ici grâce à son programme d’inspection des ruches importées.

Le directeur provincial de l’agriculture, Kevin McCully, se demande d’ailleurs comment ce système a pu être déjoué.

Les apiculteurs, dit-il « doivent nous envoyer des formulaires qui montrent le résultat de le leurs inspections. Aucune de celles que nous avons vues n'indiquait la présence du petit coléoptère des ruches. Nous avons donc été très surpris d’en trouver en faisant des inspections au hasard ».

Une quarantaine

Les ruches infestées sont dorénavant frappées par un avis de quarantaine. Elles doivent rester dans la Péninsule acadienne et devront être réexpédiées en Ontario d’ici jeudi.

Le Nouveau-Brunswick avait permis l’importation de 25 000 ruches de l’Ontario parce qu’il n’y avait pas assez d’abeilles néo-brunswickoises pour la pollinisation des bleuetières.

L’Association des apiculteurs du Nouveau-Brunswick estime que les mesures de contrôle du gouvernement provincial doivent être resserrées.

Le président de l’organisme, Calvin Hicks, affirme que le Nouveau-Brunswick devrait imiter la Nouvelle-Écosse qui a interdit l’importation d’abeilles justement à cause des risques d’infestation du petit coléoptère des ruches.

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