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Un projet de culture de cannabis présenté à Saint-Cyrille-de-Wendover

Des promoteurs, avec à leur tête un ancien haut gradé de la Sûreté du Québec (SQ), souhaitent convertir l'ancien abattoir Levinoff-Colbex de Saint-Cyrille-de-Wendover en installations de culture et de transformation de chanvre et de cannabis médical.

L'entreprise Chanvre indien du Québec a dévoilé son projet mardi soir lors d'une assemblée d'information publique organisée par la Municipalité. Plus de 150 résidents, dont beaucoup semblaient favorables au projet, ont répondu à l'appel.

Sans le chiffrer précisément, l'entreprise estime l'investissement à plusieurs millions de dollars. Elle cultiverait différents types de chanvre et de cannabis à des fins thérapeutiques destiné à des entreprises de marque et aux gouvernements.

Une centaine d'emplois de qualité seraient créés, selon Chanvre indien du Québec.

Un ancien policier aux commandes

Le fondateur de l'entreprise et ancien policier, Louis Raîche, affirme que son expertise en crime organisé constitue une forme de police d'assurance pour la communauté.

L’entrepreneur et ex-policier rappelle qu’à la suite de la légalisation du cannabis en juillet prochain, l’industrie sera réglementée de façon très sévère, entre autres par Santé Canada.

Une nouvelle vocation pour l’abattoir

La mairesse de Saint-Cyrille-de-Wendover, Hélène Laroche, croit que le projet permettrait à la Municipalité de se départir de l'abattoir dont elle est maintenant propriétaire et qui lui coûte en moyenne 45 000 $ par année à entretenir.

Elle invite par ailleurs les citoyens qui le souhaitent à exprimer leur opinion à la Municipalité d'ici le 5 février.

Le processus de changement de zonage se mettra en branle après cette date. Le projet demeure pour l'instant au stade des discussions et aucune date de mise en service n'a été évoquée.

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